Opinion | Ce qui est parti cette nuit, c’est la confiance
On rattrapera peut-être un roi ; on ne rattrape pas si aisément la foi qu’un peuple avait placée en lui. Réflexion, à chaud, sur une blessure qui n’est pas de droit mais de cœur.
Éditoriaux, prises de position et lectures engagées publiés dans la séquence active.
On rattrapera peut-être un roi ; on ne rattrape pas si aisément la foi qu’un peuple avait placée en lui. Réflexion, à chaud, sur une blessure qui n’est pas de droit mais de cœur.
Un curé de campagne explique, à visage découvert quoique sans se nommer, le refus qui l’a fait déclarer démissionnaire de sa cure. Il rend justice à ceux de ses confrères qui ont prêté le serment, mais tient que la conscience ne se règle pas au greffe.
Le roi est parti, et déjà j’entends réclamer sa déchéance. Je suis de ceux qui ont fait la Révolution avec le roi, non contre lui ; et je dis qu’avant même de savoir si nous avons affaire à une fuite ou à un enlèvement, prononcer la déchéance serait livrer la France à la rue et briser de nos propres mains l’ouvrage que nous achevons.