A-t-on le droit de fuir le mal ?
Le mal est à peine entré dans le port que déjà les mieux nantis gagnent les hauteurs, laissant derrière eux voisins et parents. Les mires enseignent qu’il faut fuir vite, fuir loin, et revenir tard ; sauver sa vie, disent-ils, n’est point péché. Je le veux bien. Mais laisser un mourant sans secours et sans confession, c’est manquer à la charité que le Christ nous commande. En ces jours où l’Église honore ses morts, voici ce qu’un homme d’Église croit devoir rappeler.