« Nous mourons du même mal » : la parole d’un aîné de la juiverie de Narbonne
Dans la juiverie de Narbonne, un homme d’une soixantaine d’années lave et met en terre les morts des siens, qui tombent du mal comme tombent les chrétiens. Il a vu, dans sa jeunesse, la fureur des bergers ; il a vu brûler des innocents sur le mensonge des puits empoisonnés. Il reconnaît aujourd’hui la même fable, et il parle — de sa communauté, de ses morts, et de la peur qui monte aux portes de sa maison.