Poitiers, 1356

Entretiens

Des conversations longues avec des acteurs du moment, construites comme des lectures de situation plutôt que comme de simples citations.

18-20 septembre 1356

Entretien

Le cardinal de Périgord : « J’ai chevauché d’un camp à l’autre, et la paix m’a glissé des mains »

Légat du pape Innocent VI, le cardinal Hélie de Talleyrand-Périgord avait porté entre les deux ost, jusqu’à l’aube du dimanche, les offres du prince de Galles : places rendues, longue trêve, libre passage. Au lendemain du désastre de Maupertuis, l’homme d’Église, qui se veut au-dessus des partis, revient sur ces heures où la guerre pouvait encore être évitée. Entretien sans complaisance.

22 septembre 1356, 09h0011 min
Entretien

Le maréchal d’Audrehem : « J’ai chargé le premier, et je n’ai vu que le premier choc »

Fait prisonnier dès l’assaut d’ouverture, à la tête de la pointe montée lancée contre les archers, Arnoul d’Audrehem, maréchal de France, n’a rien vu de ce qui a suivi : il l’apprend par bribes, depuis sa captivité. Blessé légèrement, sa foi engagée selon l’usage des armes, il revient sur l’ordre du roi de combattre à pied, sur la querelle du matin avec Jean de Clermont — tué à ses côtés —, et sur ce chemin creux où la charge s’est brisée sur les traits. Il a déjà connu les geôles anglaises, à Calais. Entretien avec un captif qui reste un maréchal.