Un commerçant resté dans Paris : « La ville a changé de maître sans qu’un coup de feu soit tiré »
Resté dans une capitale vidée des deux tiers de ses habitants, un petit commerçant du 14ᵉ arrondissement raconte les trois jours où Paris a changé de maître sans combattre : l’État parti, les volets clos, les avant-gardes entrées à l’aube du 14, les voitures à haut-parleurs ordonnant de rester chez soi, le couvre-feu, les horloges avancées d’une heure. Un long témoignage d’une ville livrée — amertume, dignité, sidération.