Devant Antioche, la faim au ventre : un sergent de l’ost raconte l’hiver
Voici bientôt trois mois que l’armée du Christ campe sous les murs d’Antioche, et l’hiver y est cruel. Les vivres manquent, les chevaux tombent, et des hommes disparaissent dans la nuit. Nous avons donné la parole à l’un de ces sergents à pied qui tiennent le siège sans être de la chevalerie : il dit la faim, le froid, les camarades qui s’en vont, et cette foi qui vacille sans jamais rompre tout à fait.