Aujourd’hier Revivez les grands événements. Comme si vous y étiez…
Dernière minute La foule en armes marche sur la Bastille : suivez notre direct, dans l’incertitude de ce que fera la Cour.
À la une
Points de vueEntretiens

Jules César s’effondrant au pied de la statue de Pompée, entouré des sénateurs conjurés. 52 – 44 av. J.-C. César — de la République à l’Empire L’ascension de Jules César et l’agonie de la République romaine : de la conquête de la Gaule scellée à Alésia (52) au franchissement du Rubicon qui déclenche la guerre civile (49), jusqu’au coup de poignard des Ides de mars (44). Trois moments d’un même basculement, où un homme brise une République de cinq siècles et ouvre, malgré son meurtre, la voie au principat. Enluminure médiévale montrant les croisés franchissant les remparts de Jérusalem depuis une tour de siège, bannières déployées, le 15 juillet 1099. 1099 – 1204 Les croisades en Terre sainte Un siècle de guerre sainte au Levant, vécu par un journal à la voix latine assumée — il croit « délivrer » la Ville sainte et parle des « Infidèles » —, mais qui tient les faits pour ce qu’ils sont. Trois moments d’un même arc : la prise de Jérusalem par la Première croisade (juillet 1099), qui fonde le royaume franc d’Outremer dans un massacre que les vainqueurs eux-mêmes rapportent ; le désastre de Hattin (juillet 1187), où Saladin anéantit l’armée du royaume et reprend Jérusalem ; puis le détournement de la Quatrième croisade contre Constantinople chrétienne (avril 1204), pillée par ceux-là mêmes qui s’étaient croisés. Chaque sommet est vécu dans l’incertitude de son époque, la ferveur de croisade tenue distincte des faits — établis, incertains ou inconnus — logés dans le relevé des faits. Enluminure de la bataille de Crécy (1346) : archers anglais et chevalerie française, Chroniques de Froissart. 1337 – 1453 La guerre de Cent Ans Plus d’un siècle d’affrontements entre les couronnes de France et d’Angleterre, suivi étape par étape sans jamais en connaître l’issue : le désastre de Crécy (1346) et la chute de Calais, l’humiliation d’Azincourt (1415), puis le sursaut de la levée du siège d’Orléans (1429) et, au bout, le procès et le bûcher de Rouen (1431). Quatre moments d’un même basculement, de l’effondrement chevaleresque au relèvement du royaume. Le massacre de la Saint-Barthélemy dans les rues de Paris, tableau de François Dubois. 1562 – 1598 Les guerres de Religion De la Saint-Barthélemy à la fin du siècle, trente-six ans de guerres civiles déchirent le royaume entre catholiques et huguenots, sur fond de crise dynastique des derniers Valois. Trois moments d’un même engrenage : le massacre de la Saint-Barthélemy (août 1572), où la tuerie parisienne embrase le royaume ; le double meurtre de Blois (décembre 1588), où le roi fait tuer le duc et le cardinal de Guise pour briser la Ligue ; et l’assassinat d’Henri III (août 1589), dernier des Valois, qui laisse la couronne à un prince protestant. Chaque sommet est vécu dans l’incertitude de son époque, sur un terrain saturé de rumeurs et de propagande confessionnelle. Le Sacre de Napoléon par David — l’aboutissement impérial de la période. 1789 – 1815 De la Révolution à l’Empire Suivre, d’un bout à l’autre, le long basculement qui mène de la monarchie ébranlée à l’Empire défait : la prise de la Bastille, la fuite du roi à Varennes, la chute de la monarchie au 10-Août, l’exécution de Louis XVI, le coup d’État de Brumaire, puis la chute de Waterloo. Six moments, un même fil tendu sur un quart de siècle. L'Empereur Napoléon dans son cabinet de travail aux Tuileries, portrait par Jacques-Louis David (1812). 1799 – 1815 L'Empire napoléonien Du coup d'État de Brumaire à la défaite de Waterloo, l'Empire napoléonien concentre en quinze ans une ascension fulgurante et une chute vertigineuse. Trois moments-clés : Brumaire, qui fracasse la République et installe Bonaparte au pouvoir ; Austerlitz, l'apogée militaire de décembre 1805 ; Waterloo, le dénouement sanglant de juin 1815. Foule en liesse et chars de la 2e division blindée dans Paris libéré, août 1944. 1940 – 1944 La France sous l’Occupation De l’effondrement de juin 1940 à la libération de Paris en août 1944 : la débâcle et l’appel de Londres, le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain à Vichy, le débarquement de Normandie, puis l’insurrection qui rend la capitale à la France. Quatre moments d’une même nuit, vécus chacun sans en connaître l’issue. L’astronaute Buzz Aldrin debout en pied sur le sol lunaire de la mer de la Tranquillité, en combinaison spatiale, le 21 juillet 1969. 1957 – 1970 La conquête de l’espace De l’aube de l’ère spatiale aux premiers pas sur la Lune : comment la rivalité entre l’URSS et les États-Unis, héritée de la Guerre froide et de la course aux missiles, transforme le ciel en champ d’honneur idéologique. L’arc s’ouvre sur le choc planétaire de Spoutnik (octobre 1957), qui révèle l’avance soviétique et humilie l’Amérique, se poursuit avec le premier homme en orbite (Gagarine, avril 1961), atteint son apothéose avec l’alunissage d’Apollo 11 (juillet 1969), puis connaît son sursis dramatique avec le retour d’Apollo 13 (avril 1970). Quatre moments d’une même course, vécus chacun sans en connaître l’issue.

Laissez le hasard décider…

Partager ce contenu

Vous aimez notre contenu ? Aidez-nous en le partageant sur vos réseaux favoris !

Bastille 1789

Points de vue

Éditoriaux, prises de position et lectures engagées publiés dans la séquence active.

Juillet 1789

Opinion

Tribune | « Le pain n’est pas une marchandise comme le vin : c’est la vie du pauvre »

Le pain de quatre livres se paie aujourd’hui près du double de son prix ordinaire, quand le salaire de l’ouvrier, lui, n’a pas bougé. Un curé de paroisse, qui voit chaque jour la faim de ses ouailles, prend parti contre les Économistes qui veulent le commerce des grains entièrement libre, et réclame la taxe du pain, la police des grains et des greniers d’abondance. Point de vue, daté et signé, qui n’engage que son auteur.

14 juillet 17897 min
Opinion

Tribune | « On ne défend pas la loi en brûlant la ville »

Je tiens les réformes pour justes et je n’en veux à personne de vouloir la liberté. Mais depuis deux jours ma ville n’a plus de force qui la garde : on charge la foule aux Tuileries, on force les armuriers, on brûle les barrières. Un négociant s’alarme que la cause qu’il approuve ne se perde dans le désordre, et appelle non la troupe du roi, mais une force réglée de bons citoyens. Point de vue, daté et signé, qui n’engage que son auteur.

12 juillet 1789, 22h006 min
Aujourd’hier

Aujourd’hier est un journal fictif qui vous fait vivre les grands moments de l’histoire en direct. Un exemple vaut mieux que 1000 mots : revivez la bataille de Waterloo.

Reconstitution éditoriale : ce média fictif distingue faits établis, hypothèses et narration plausible.

Notre démarche FAQ Archives