Le chantage de la relève
J’ai deux fils. L’aîné est prisonnier en Allemagne depuis l’été 1940 ; le cadet vient d’être appelé par la loi de mardi dernier. On m’a expliqué, ces derniers mois, que l’un pourrait racheter l’autre : tant d’ouvriers partis, tant de captifs rendus. Je veux dire ici, en père, pourquoi ce marché ne se règle pas dans mon foyer.