Au chevet du jeune duc : un familier de Bourgogne raconte l’annonce du meurtre
Trois semaines après la mort de Jean, duc de Bourgogne, tombé sous les coups au pont de Montereau lors de son entrevue avec le dauphin, un familier de l’hôtel ducal accepte de dire ce qu’il a vu à Gand : le messager, le visage du jeune comte de Charolais à la nouvelle, le deuil, et la grande question qui hante désormais la cour — vers qui se tourner pour obtenir justice. Ce témoignage porte la douleur bourguignonne ; il dit un sentiment de trahison que les gens du dauphin, eux, récusent.