10 août 1792

Entretiens

Des conversations longues avec des acteurs du moment, construites comme des lectures de situation plutôt que comme de simples citations.

Août 1792

Entretien

Entretien | « J’ai tenu l’escalier du roi » : un garde suisse échappé du massacre des Tuileries

Un soldat du régiment des gardes-suisses, échappé de justesse à l’assaut des Tuileries, raconte la journée du côté de ceux qui défendaient le château. Consigné dès la nuit, laissé sans son colonel malade et bientôt sans le roi parti à l’Assemblée, il a tenu le grand escalier tant qu’il a eu de quoi charger, jusqu’au billet royal ordonnant de mettre bas les armes — arrivé trop tard, au plus fort de la mêlée. Un long entretien à chaud, dans l’ignorance de ce que l’on fera des siens.

11 août 1792, 14h0015 min
Entretien

Entretien | « Suspendre, non déposer » : Vergniaud, président de séance, explique le décret du 10 août

Il a lu le décret à la tribune, dans le tumulte, le roi et sa famille assis à quelques pas de lui, derrière le bureau. L’avocat girondin qui présidait l’Assemblée le 10 août revient sur chaque mot de l’acte : pourquoi l’on a « provisoirement suspendu » le roi et non déposé, ce qu’est cette Convention nationale que l’on convoque, comment la représentation a reçu et gardé la famille royale, et pourquoi de nouveaux ministres ont été appelés. Un long entretien où l’homme de la loi confesse aussi son inquiétude devant la Commune qui tient la rue.

12 août 1792, 12h0014 min
Entretien

Entretien | « J’étais au Carrousel » : un fédéré marseillais raconte l’assaut des Tuileries

Un volontaire venu de Marseille, mêlé aux colonnes qui ont marché sur le château, raconte la journée de l’intérieur du rang : le tocsin qui sonne toute la nuit, l’attente énervée sur le Carrousel, la revue où les canonniers du roi ont tourné leurs pièces contre le palais, puis la fusillade avec les Suisses dont il jure ne pas savoir qui l’a ouverte. Un long entretien à chaud, dans l’incertitude de ce qui va suivre.