À la une
Péniches de débarquement américaines au large de Safi, Maroc français, novembre 1942

Les Anglo-Américains débarquent au Maroc et en Algérie

National Museum of the U.S. Navy — « American ships landing during Operation Torch, November 1942 » — Novembre 1942 — Domaine public (œuvre d’un employé de l’U.S. Navy dans l’exercice de ses fonctions) — Wikimedia Commons

Dans la nuit, une vaste flotte alliée a jeté à terre des dizaines de milliers d’hommes sur les côtes du Maroc et de l’Algérie. Les forces françaises ont ouvert le feu sur les côtes de l’Atlantique et devant Oran ; à Alger, où l’amiral Darlan se trouvait par hasard, les combats ont cessé dès le soir. Nul ne sait encore quelle attitude prendra le gouvernement du Maréchal.

Robert Aymard 9 novembre 1942 8 min
8 novembre 1942

Le débarquement allié en Afrique du Nord

Trois têtes de pont anglo-américaines sur les côtes du Maroc et de l’Algérie, à l’aube du 8 novembre. Le nom de code de l’opération n’était pas public à l’époque.

Maroc (Casablanca, Safi, Mehdia) Force ouest

Commandée par le général américain Patton.

Oran Force centre

Commandée par le général américain Fredendall.

Alger Force est

Sous l’autorité du général Anderson ; combats interrompus dès le soir.

Forces de Vichy Résistance inégale

Combats au Maroc et devant Oran ; cessez-le-feu à Alger autour de l’amiral Darlan.

Incertain

Approche des convois

Les flottes alliées se présentent devant les côtes ; heures imprécises.

Rapporté

Débarquements

Prise de pied au Maroc et en Algérie ; combats franco-américains.

Rapporté

Cessez-le-feu à Alger

Le feu cesse dans la ville, Darlan présent sur place.

Le nom de code « Torch » n’était pas connu du public à l’époque.

Les heures de la nuit du 7 au 8 sont données en ordres de grandeur.

Analyse

Ce que l’on peut savoir — et ce que la radio nous cache

Depuis hier, une nouvelle immense court le pays : des troupes anglaises et américaines auraient débarqué sur les côtes d’Afrique du Nord. Mais cette nouvelle, beaucoup l’ont apprise non par le journal ni par le poste officiel, mais par une voix lointaine, brouillée, surgie de la TSF dans la nuit. À l’heure où chaque canal d’information dit autre chose, il importe de savoir qui parle, au nom de qui, et ce que l’on tait.