Sang à Ayyadieh
Hier, sur la colline d’Ayyadieh, le roi Richard a fait égorger les prisonniers musulmans d’Acre, plusieurs milliers d’hommes, sous les yeux de l’armée de Saladin. Nous le rapportons tel qu’il fut.
Hier, sur la colline d’Ayyadieh, le roi Richard a fait égorger les prisonniers musulmans d’Acre, plusieurs milliers d’hommes, sous les yeux de l’armée de Saladin. Nous le rapportons tel qu’il fut.
Autour de l'exécution des prisonniers : une tribune d'époque qui dit le malaise devant des captifs mis à mort, et un retour sur la croisade des deux rois — la rivalité de Philippe et de Richard et le vide laissé par le départ du roi de France.
Un chapelain de l’ost prend la plume au lendemain d’Ayyadieh. Il ne conteste pas les raisons qu’on donne ; il dit seulement le trouble qui n’a pas quitté le camp depuis que la colline s’est couverte de morts.
Acre est prise, et déjà le roi de France a repris la mer. Il ne reste devant les murs qu’un seul des deux princes qui avaient juré de délivrer Jérusalem ensemble. Un clerc de l’ost s’en afflige.