Devant Acre, les deux rois enfin réunis
Le roi d’Angleterre a débarqué le 8 juin, deux mois après le roi de France. Après près de deux ans d’un siège où l’assiégeant est lui-même assiégé, l’ost chrétien espère forcer enfin la place.
Le roi d’Angleterre a débarqué le 8 juin, deux mois après le roi de France. Après près de deux ans d’un siège où l’assiégeant est lui-même assiégé, l’ost chrétien espère forcer enfin la place.
Richard vient de débarquer, le siège attend son dénouement. Portrait du roi d'Angleterre tout juste arrivé, et rappel du troisième croisé qui manque à l'appel : l'empereur Frédéric Barberousse, noyé en chemin, dont le grand secours s'est défait en route.
Débarqué avant-hier sous nos murs avec sa flotte, le roi d’Angleterre passe déjà pour le plus rude homme de guerre de la Chrétienté. Portrait d’un prince que l’on redoute autant qu’on l’espère.
On compte à présent, devant Acre, les bannières des deux rois d'Occident et celles de tant de seigneurs. Il en manque une troisième, la plus haute de toutes : celle de l'empereur des Romains. Rappel d'un deuil déjà ancien, qui pèse encore sur ce siège.
La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.
On lève depuis trois ans, au nom de Jérusalem, le dixième des biens de qui ne prend pas la croix. J’ai vu cette aumône collectée dans mon ressort, et j’ai vu ce qu’elle coûte à ceux qui restent. Un clerc dit ici son trouble : la cause est sainte, le moyen l’est-il ?