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Fresque représentant une séance houleuse du Sénat romain : un orateur debout s’adresse à l’assemblée des sénateurs en toge, un homme isolé à l’écart des autres.

Le Sénat décrète l’état d’exception : César sommé de désarmer

Cesare Maccari, « Cicéron dénonce Catilina » (1889), Palazzo Madama, Rome — domaine public (Wikimedia Commons). Scène de séance au Sénat romain (dénonciation de Catilina, 63 av. J.-C.), utilisée ici pour évoquer l’atmosphère d’une séance sénatoriale houleuse.

Réuni dans la curie, le Sénat a voté le décret ultime qui charge les magistrats de veiller à ce que la République ne subisse aucun dommage. La mesure vise le proconsul des Gaules, sommé de licencier son armée. Les tribuns qui s’y opposaient ont quitté la ville.

La rédaction 7 janvier 49 av. J.-C., au soir 5 min

Les hommes au bord de la rupture

Le proconsul des Gaules vu depuis Rome, le général chargé de sauver l’État, le tribun chassé qui a rejoint César, et les deux consuls qui, seuls, commandent dans la Ville.

Portrait

Lentulus et Marcellus, les deux consuls de la ligne dure

Ce sont eux qui président le Sénat, ont fait voter le décret d’exception et ordonnent la levée : à l’heure de la crise, les deux consuls de l’année détiennent seuls, dans l’enceinte de la Ville, le pouvoir de commander. On rappelle ici qui ils sont, ce qui les oppose de tempérament — et ce qui les distingue de Pompée, aux portes avec ses troupes, comme de Caton, qui ne pèse que par la parole.

7 janvier 49 av. J.-C. 6 min

L’autorité du Sénat contre l’inviolabilité des tribuns

Deux tribunes opposées : celle qui juge qu’un magistrat ne saurait dicter sa loi au Sénat, celle qui voit la République blessée par la main portée sur les tribuns.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.