À Bordeaux, le gouvernement cherche une issue dans un pays qui se défait
L’armistice apparaît à ses partisans comme une nécessité de survie, à ses adversaires comme une capitulation politique avant même d’en connaître les conditions.
L’armistice apparaît à ses partisans comme une nécessité de survie, à ses adversaires comme une capitulation politique avant même d’en connaître les conditions.
La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.
À Bordeaux, le nouveau chef du gouvernement installe l’armistice comme issue immédiate, sans lever toutes les inconnues.
La capitale n’est plus le centre de décision. Le pays apprend à lire la guerre dans les files de réfugiés et les communiqués lacunaires.
Cette édition se limite à l’état des nouvelles au 18 juin 1940 et traite les suites politiques au conditionnel.
Ville de repli du gouvernement français au moment où Paris est occupée.
Point d’appui britannique d’où un appel à poursuivre la guerre est lancé.
Capitale déclarée ville ouverte puis occupée par les troupes allemandes.
Ligne mouvante autour de laquelle se replient unités militaires et civils en exode.
Pour les partisans de la poursuite de la guerre, la France ne se confond pas avec le territoire envahi. Reste à savoir qui peut transformer cette carte en pouvoir réel.
L’exode n’est pas un décor de la défaite : il en est l’une des réalités centrales, brouillant les ordres, les secours et la confiance dans la parole publique.
Ancien sous-secrétaire d’État à la Guerre, il refuse l’idée d’une défaite définitive et tente de parler depuis Londres.
Appelé au pouvoir dans l’effondrement militaire, il demande l’arrêt des combats et engage le pays vers l’armistice.
Partisan de la poursuite de la guerre avec l’Empire et les alliés, il a quitté le pouvoir au moment où l’option de l’armistice s’impose.
Il cherche à maintenir la France dans la guerre et observe avec inquiétude la demande d’armistice.
Synthèse utilisée pour la chronologie politique et militaire de juin 1940.
Témoignage et analyse d’un acteur de la défaite, mobilisé comme repère critique.
Texte de référence pour comprendre le geste politique de Londres.
Les articles sont écrits comme si la rédaction suivait les événements au jour le jour, sans annoncer la suite.