Comment on en est arrivé là : l'ascension de Saladin, le raid de Renaud et l'affaire de Cresson, puis la marche assoiffée de Saffouriyé jusqu'aux Cornes de Hattin et la bataille elle-même, heure par heure, racontée aussi par un rescapé.
La marche fatale : l'ost franc quitte les sources de Saffouriyé pour secourir Tibériade, s'engage sur un plateau aride sous le harcèlement des archers montés, campe une nuit sans eau, puis se retrouve encerclé sur les hauteurs de Hattin au milieu des broussailles incendiées.
Ost franc~15 000-20 000 hommes
Dont environ 1 200 chevaliers ; estimations composites, non un décompte réel.
Armée de Saladin~20 000-40 000 hommes
Fourchette large ; les récits gonflent volontiers les nombres du camp adverse.
Saffouriyé → Tibériade~une trentaine de km
Sans point d'eau sûr sur le plateau, en plein cœur de l'été.
DuréeUne journée + la bataille
Marche harcelée le 3 juillet, campement sans eau, puis affrontement décisif le 4 juillet.
Rapporté
Conseil de guerre et départ
Après de vifs débats sous la tente, l'ost lève le camp de Saffouriyé pour marcher au secours de Tibériade assiégée.
Confirmé
Marche harcelée, campement sans eau
Les archers montés des Infidèles épuisent la colonne tout le jour ; le soir, l'ost campe sur un plateau aride, privé de source.
Confirmé
La soif et les feux
Les hommes et les chevaux souffrent de la soif ; l'adversaire allume des feux dans les broussailles sèches, la fumée rabat sur le camp.
Confirmé
Encerclement aux Cornes, capture du roi
Cerné sur les hauteurs de Hattin, aveuglé par la fumée, l'ost se disloque ; le roi Guy est fait prisonnier.
Reconstitution du 4 juillet 1187 d'après les récits de rescapés
DépêcheConfirmé
Reprise de la marche dans la soif
Au petit jour, l'ost lève un camp sans eau. Hommes et chevaux ont souffert toute la nuit ; la colonne se remet en marche vers Tibériade, harassée avant même le premier choc.
FaitConfirmé
Le harcèlement des archers montés
Les cavaliers des Infidèles tournoient autour de la colonne et la criblent de flèches sans jamais l'aborder de front. L'arrière-garde, où se tiennent les Templiers, est particulièrement pressée.
FaitConfirmé
La fumée des broussailles incendiées
L'adversaire met le feu aux herbes et aux broussailles sèches. La fumée rabat sur l'ost, aveugle les combattants, brûle les gorges déjà desséchées par la soif.
DépêcheProbable
Les fantassins se débandent vers les Cornes
Assoiffés, désespérant d'atteindre l'eau du lac, une partie des piétons rompt les rangs et se réfugie sur les hauteurs des Cornes de Hattin, se coupant de la cavalerie.
Privées de l'armée engloutie à Hattin, les places franques tombent les unes après les autres. En quelques semaines, ports et forteresses ouvrent leurs portes, faute de garnisons pour les défendre.
Places tombées en deux moisPlusieurs dizaines
Ordre de grandeur : villes, ports et forteresses passent sous l'autorité de Saladin.
Garnisons franquesVidées pour l'ost
Les places avaient dégarni leurs murs pour rassembler l'armée à Saffouriyé ; elles se rendent sans combattre.
Dates des redditionsVariables
Le calendrier précis de plusieurs villes diffère d'une source à l'autre.
Confirmé
Tibériade
La citadelle est rendue par la comtesse Eschiva, qui la tenait encore après la bataille.
Confirmé
Acre
Le grand port marchand ouvre ses portes ; sa prise donne à Saladin un débouché maritime majeur.
Rapporté
Toron
La forteresse cède à son tour, dégageant l'arrière-pays.
Incertain
Naplouse, Jaffa, Sidon, Beyrouth
Villes de l'intérieur et ports du littoral tombent en cascade, à des dates incertaines selon les récits.
Incertain
Ascalon
La place forte du sud se rend après un bref siège ; la date exacte varie selon les sources.
Confirmé
Siège de Jérusalem
Saladin met le siège devant la Ville sainte ; l'issue en demeure, à cette date, inconnue.
Figures et responsabilités
Les hommes de Hattin
Le vainqueur, le roi captif, le baron exécuté — et la question qui divise le camp franc : fallait-il jamais quitter les sources de Saffouriyé ?