À la une
L’Empereur Napoléon dirigeant ses troupes sur le plateau de Pratzen, le 2 décembre 1805.

La grande victoire de Moravie : l’Empereur écrase les armées des deux empereurs

François Gérard, « Bataille d’Austerlitz » (esquisse pour la galerie de Versailles), d’après l’événement du 2 décembre 1805. Domaine public (Wikimedia Commons).

Le 30e Bulletin de la Grande Armée, paru ce jour dans Le Moniteur, l’annonce à la France : aux plaines d’Austerlitz, l’armée de Sa Majesté a, le 2 décembre, défait sous leurs propres yeux les empereurs d’Autriche et de Russie. Premier récit, d’après la version officielle.

La Rédaction 16 décembre 1805 7 min
Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Soult, Davout, Koutouzov, Alexandre : les visages de la journée

Soult qui enleva le plateau, Davout qui tint l'aile droite, Koutouzov qui prêchait l'attente et le tsar Alexandre qui passa outre : les visages de la journée.

Portrait

Alexandre Ier, le jeune tsar qui a voulu la bataille

Présent en personne à Austerlitz, l'empereur Alexandre Ier n'a pas encore vingt-huit ans. Les cercles diplomatiques de Paris lui prêtent d'avoir imposé le combat contre l'avis de son vieux commandant Koutouzov, sur la foi du plan de l'Autrichien Weyrother. Portrait — forcément à distance — d'un souverain que l'on dit séduisant, libéral et prompt à en découdre, aujourd'hui replié vers ses frontières.