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Gravure sombre montrant un croisé escaladant seul, à mains nues, la haute tour d'un rempart d'Antioche sous un ciel d'orage embrasé, tandis que des chevaliers rassemblés au pied de la muraille lèvent les yeux vers lui.

Antioche est prise : une tour livrée dans la nuit, la ville emportée

Gustave Doré, « La prise d'Antioche : l'escalade de la tour livrée » (1877), gravure pour l'Histoire des croisades de J.-F. Michaud — domaine public (Wikimedia Commons).

Après plus de sept mois devant ses murs, la grande cité est tombée dans la nuit du 2 au 3 juin. Un homme de la garnison a ouvert une tour ; les nôtres s'y sont hissés, les portes se sont ouvertes, et la ville a été emportée. La citadelle, au sommet, tient encore.

Garin de Beauvais, clerc à la suite de l'ost, dans Antioche prise 5 juin 1098 6 min

Le sang versé sans regarder les visages

Dans la nuit et au matin, le massacre n'a pas distingué : chrétiens d'Orient tués avec les autres, dans la confusion du sac. Le témoignage d'une chrétienne d'Antioche, et une tribune qui s'indigne du sang chrétien versé sans distinction.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.