Les Tuileries sont trouvées vides
Au petit matin, on constate l’absence du roi, de la reine et de leurs enfants. La Garde nationale n’a pas donné l’alerte pendant la nuit.
Nous actualisons au rythme des dépêches venues des routes de l’Est. Tant que les nouvelles ne sont pas confirmées, elles sont signalées comme telles.
Au petit matin, on constate l’absence du roi, de la reine et de leurs enfants. La Garde nationale n’a pas donné l’alerte pendant la nuit.
Les députés prennent des mesures pour assurer la marche de l’État et la tranquillité de Paris. On évite encore de parler ouvertement de fuite.
Plusieurs sources évoquent une déclaration laissée par le roi, désavouant des mesures de la Révolution. Le texte est en cours de lecture ; sa portée serait considérable.
Instruction est donnée d’arrêter et de reconduire toute personne quittant le royaume. Les corps administratifs des provinces sont alertés.
On suppose une route vers l’Est et ses places fortes, mais aucune confirmation ne permet de l’affirmer. Les rumeurs vont plus vite que les preuves.
Des voyageurs signalent un grand équipage attirant l’attention sur la route de l’Est. L’information n’est pas vérifiée et pourrait être sans rapport.
Selon des dépêches encore fragmentaires, un maître de poste aurait identifié un voyageur comme étant le roi et donné l’alerte plus loin sur la route.
Des nouvelles, qui demandent confirmation, font état d’une voiture stoppée dans une ville d’Argonne et d’une famille retenue par la commune. Nous restons prudents tant que des courriers sûrs ne l’ont pas établi.
Si l’arrestation se confirme, la question se déplacera aussitôt : que fera-t-on du roi ? À cette heure, nous ne pouvons ni confirmer ni préjuger de la suite.
Au petit matin, la nouvelle court de porte en porte : le roi, la reine et leurs enfants ne sont plus au palais. Fuite vers l’étranger ou enlèvement par les ennemis de la Révolution ? Personne, à cette heure, ne sait où ils sont — et chacun mesure qu’une monarchie dont le souverain s’absente n’est plus tout à fait la même.
Réunis dès l’annonce du départ, les députés ont choisi l’action froide plutôt que l’éclat : ordres aux frontières, courriers lancés sur toutes les routes, sûreté de Paris. Mais derrière la procédure, une question brûle : que faire d’un roi qui s’est absenté de sa propre royauté ?
Les nouvelles venues de l’Argonne dessinent une traque improvisée, où une lourde voiture, quelques minutes de retard et l’œil d’un homme du relais auraient suffi à rattraper un roi. Récit, à chaud, d’une course que nul n’avait organisée.
Presse du moment (collection numérisée par la BnF sur Gallica), repère de vocabulaire politique et des débats de l’Assemblée, à lire avec prudence dans une capitale en effervescence.
Texte laissé aux Tuileries par Louis XVI, désavouant plusieurs mesures de la Révolution. Pièce décisive pour comprendre l’intention du départ.
Étude moderne de référence sur la fuite et son onde de choc politique ; utilisée pour la chronologie et la prudence sur les rumeurs.
Notice tertiaire employée comme instrument de recherche et recoupée pour l’itinéraire, les acteurs (Drouet, Sauce, Destez, Choiseul, Deslon) et la chronologie de la nuit ; les faits qu’elle porte sont, quand c’est possible, adossés à la Déclaration du roi et aux études sous-jacentes.
Les scènes de rédaction et de rue sont plausibles, mais reconstituées : l’événement n’est connu en détail que par des récits postérieurs.