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Direct — 30 mars 1814 : la bataille sous les murs de Paris, heure par heure

Nous actualisons au rythme des nouvelles venues des hauteurs du nord. Les heures sont approximatives et les éléments non confirmés signalés comme tels. Ce direct s’arrête à la capitulation de la place.

En cours 30 mars 1814 Paris, hauteurs du nord — de Romainville à Montmartre

L’attaque s’ouvre sur tout l’arc des collines

Dès le petit matin, le feu se porte sur les hauteurs qui ceignent la ville au nord, de Romainville à Pantin et Belleville. Les corps des maréchaux Marmont et Mortier tiennent les villages, soutenus par la garde nationale et les élèves des écoles.

Pied à pied sur les pentes de Pantin et de Romainville

On se dispute chaque clos, chaque mur. L’ennemi, qu’on dit trois ou quatre fois plus nombreux, presse les positions ; les nôtres cèdent le terrain pas à pas, sans rompre.

Le prince Joseph quitte son poste des hauteurs

Le frère de l’Empereur, à qui était confié le gouvernement de la capitale, a quitté son poste des hauteurs et la ville en pleine bataille, laissant aux maréchaux le soin de traiter si la défense devenait sans remède.

L’étau se resserre vers Belleville et La Villette

Les colonnes coalisées gagnent du terrain vers l’est et le centre des hauteurs. Les blessés affluent dans les faubourgs ; on entend le canon jusque dans Paris.

Marmont demande à suspendre le feu

Voyant la ville sur le point d’être forcée et le sang versé désormais sans remède, le maréchal Marmont fait demander une suspension d’armes. Des parlementaires sont envoyés vers les lignes ennemies.

Montmartre emporté ; les armes se taisent

La butte de Montmartre, dernière hauteur, est emportée sur le soir. Les armes se taisent peu après. La ville n’est plus défendue ; il ne reste qu’à régler les conditions de sa remise.

Pourparlers nocturnes à La Villette

À une table d’un cabaret de La Villette, les pourparlers se nouent. On discute l’évacuation des troupes françaises et la remise des barrières ; rien n’est encore signé.

La capitulation est signée

La convention de place est signée par les colonels Fabvier et Denys, pour le maréchal Marmont, et par les comtes Orlov et Paar, pour les souverains alliés. Elle livre la ville et règle l’évacuation. C’est une capitulation militaire, et rien d’autre : elle ne dispose ni du gouvernement ni de la couronne.

Ici s’arrête notre direct

La place est rendue. Ce que feront les souverains au matin, où se trouve l’Empereur, quel gouvernement sortira de ces journées : nul ne le sait à cette heure. Notre direct s’arrête à la reddition de la ville.

Pour comprendre le direct

Sources historiques utilisées

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Bataille de Paris (1814) — encyclopédie Wikipédia

Article « Bataille de Paris (1814) » (Wikipédia FR), consulté pour le déroulé des combats du 30 mars (chute de Montmartre vers 18 h, rôles de Marmont et Mortier), le départ de Joseph Bonaparte de son poste vers 11 h le 30 mars, et la capitulation signée vers 2 h du matin le 31 mars (cabaret de La Villette ; colonels Fabvier et Denys, comtes Orlov et Paar) ainsi que l’ordre de grandeur des pertes.

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L’entrée des souverains coalisés à Paris le 31 mars 1814 (napoleon.org ; M.-P. Rey, « 1814, un tsar à Paris »)

Notices consultées sur napoleon.org et la recension de l’ouvrage de Marie-Pierre Rey pour l’entrée du 31 mars par le nord, l’ordre de marche (Alexandre Ier, Frédéric-Guillaume III, Schwarzenberg), le logement du tsar chez Talleyrand rue Saint-Florentin dès le 31 mars, et la nuance de l’accueil (silence et stupeur dominants, démonstrations royalistes minoritaires).

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Déclaration des puissances alliées du 31 mars 1814 (Gallica, BnF)

Texte de la déclaration d’Alexandre Ier au nom des puissances alliées (31 mars 1814) sur Gallica, consulté pour la formule selon laquelle les Alliés ne traiteront plus avec Napoléon Bonaparte ni aucun membre de sa famille.

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Gouvernement provisoire de 1814 — encyclopédie Wikipédia

Institution par le Sénat le 1er avril 1814, présidence de Talleyrand, composition à cinq membres (Talleyrand, Beurnonville, Jaucourt, Dalberg, Montesquiou-Fézensac).

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Déchéance de Napoléon Ier — encyclopédie Wikipédia

Déroulé des 1er-3 avril 1814, présidence de Barthélemy, institution du gouvernement provisoire présidé par Talleyrand, considérants du décret et publication du procès-verbal au Moniteur du 4 avril.

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Décret du Sénat portant que Napoléon Bonaparte est déchu du trône (Moniteur universel, 4 avril 1814)

1814

Texte du décret du 3 avril 1814 : verbatim de l’article 1er et énumération des griefs, recoupé via la transcription du procès-verbal (dossier du Sénat ; france-pittoresque.com d’après le Moniteur).

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Abdication de Fontainebleau — encyclopédie Wikipédia

Chronologie : abdication conditionnelle du 4 avril 1814 en faveur du roi de Rome avec régence de Marie-Louise ; mission de Caulaincourt, Ney et Macdonald auprès d’Alexandre Ier ; abdication sans condition du 6 avril, consécutive à la défection du 6e corps de Marmont à Essonnes.

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Napoleonica La Revue (2014) — « 4, 6 et 11 avril 1814 : les actes d’abdication de Napoléon Ier »

2014

Distinction de l’abdication conditionnelle (4 avril, en faveur du fils), de l’abdication sans condition (6 avril, le nom du roi de Rome disparaissant de l’acte) et du règlement du 11 avril. Référence de contrôle pour la pédagogie des trois actes.

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La convention d’Essonnes/Chevilly du 4 avril 1814 (Ville de Chevilly-Larue ; recoupements)

Convention du 4 avril entre Schwarzenberg et Marmont, départ nocturne du 6e corps d’Essonnes sous le commandement effectif de Souham, et effet de la nouvelle sur l’abandon de la régence. Le séquençage horaire précis est donné comme reposant sur des récits à recouper.

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Traité de Fontainebleau (1814) — encyclopédie Wikipédia (FR/EN)

Dates de signature (11 avril) et de ratification (13 avril), titre d’empereur conservé à vie, souveraineté pleine sur l’île d’Elbe érigée en principauté, garde de 400 volontaires, rente de 2 millions de francs (1 million réversible à l’impératrice), duchés de Parme, Plaisance et Guastalla attribués à Marie-Louise, plénipotentiaires alliés (Metternich, Nesselrode, Hardenberg) et français (Caulaincourt, Ney, Macdonald).

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« Napoleon, Elba and the British » (History Today) — napoleon.org

Réserve britannique datable : lord Castlereagh, arrivé à Paris le 10 avril 1814, désapprouve le choix d’Elbe, jugée trop voisine de la France et de l’Italie, et n’engage pas la signature britannique sur ce point. Restituée comme un débat du moment, non comme une anticipation des suites.

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Adieux de Fontainebleau — encyclopédie Wikipédia

Déroulé de la scène du 20 avril 1814 : heure, cour du Cheval-Blanc, escalier en fer-à-cheval, baiser au drapeau du 1er régiment de grenadiers, étreinte au général Petit, départ en berline avec le grand maréchal Bertrand. Le texte « canonique » du discours, issu du Manuscrit de 1814 du baron Fain (publié en 1823), est écarté comme non verbatim.

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Reconstitution éditoriale — séquence « Abdication de Napoléon (avril 1814) », Les Échos du Passé

L’ensemble de la séquence imite la prose et le savoir de journaux parisiens de mars-avril 1814. Chaque édition s’en tient à ce qui est connaissable et recoupable à sa date, maintient les incertitudes telles qu’elles se présentaient, n’introduit aucune information postérieure et ne préjuge ni du sort de l’Empereur ni de l’avenir du gouvernement de la France.