Sang à Ayyadieh
Hier, sur la colline d’Ayyadieh, le roi Richard a fait égorger les prisonniers musulmans d’Acre, plusieurs milliers d’hommes, sous les yeux de l’armée de Saladin. Nous le rapportons tel qu’il fut.
1189 – 1192 · Richard, Saladin et le siège d'Acre · Perspective Vu du camp franc, devant Acre puis sur la route du sud
Hier, sur la colline d’Ayyadieh, le roi Richard a fait égorger les prisonniers musulmans d’Acre, plusieurs milliers d’hommes, sous les yeux de l’armée de Saladin. Nous le rapportons tel qu’il fut.
Une tribune dit le malaise devant les prisonniers mis à mort ; une autre revient sur la rivalité des deux rois et le départ de Philippe Auguste.
Un chapelain de l’ost prend la plume au lendemain d’Ayyadieh. Il ne conteste pas les raisons qu’on donne ; il dit seulement le trouble qui n’a pas quitté le camp depuis que la colline s’est couverte de morts.
Acre est prise, et déjà le roi de France a repris la mer. Il ne reste devant les murs qu’un seul des deux princes qui avaient juré de délivrer Jérusalem ensemble. Un clerc de l’ost s’en afflige.