Un religieux de la Ligue parisienne, prédicateur et porteur d'arquebuse dans les processions (témoin composite reconstitué)
« Dieu veut que nous tenions » : un religieux de la Ligue en armes
Il prêche le matin et porte l'arquebuse l'après-midi. Ce religieux d'un couvent parisien a marché dans les processions en armes de la Ligue. Il dit sa certitude que Paris mène un combat saint, et que le secours viendra.
Un religieux qui porte l'arquebuse : cela ne choque-t-il pas votre état ?On me fait souvent cette objection, et je la comprends. Notre règle nous veut à l'autel et au chœur, non sur les remparts. Mais nous ne sommes plus en un temps ordinaire. La ville est investie, l'hérétique campe à ses portes, et il n'est plus permis à personne de se tenir les bras croisés en attendant que d'autres meurent pour lui. Le légat lui-même a béni nos armes. Quand la maison de Dieu brûle, le prêtre porte l'eau comme le manant. Je prêche le matin ce que je suis prêt à défendre l'après-midi ; cela me paraît plus honnête que l'inverse.
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