Un arquebusier de l'armée royale, la trentaine, engagé depuis les campagnes de Normandie, présent à la bataille de la plaine de Saint-André le 14 mars.
« J'étais dans la charge » — un arquebusier de l'armée royale
Dix jours après la bataille de la plaine de Saint-André, un soldat du rang raconte l'attente sous le froid, la salve, le choc des chevaux et la déroute des reîtres. Un récit sans gloire, tel qu'on le tient d'un homme qui a rechargé son arme les mains tremblantes.
Depuis combien de temps portes-tu l'arquebuse ?Depuis les affaires de Normandie. J'ai suivi l'armée de place en place, j'ai fait des marches et des sièges avant celui-ci. On apprend le métier en le faisant : charger, tenir la mèche au sec, ne pas gâcher sa poudre. Ce n'est pas un état qu'on choisit de gaieté de cœur. On y vient parce qu'il faut manger, et parce qu'une fois qu'on a marché avec une troupe, on ne la quitte plus facilement.
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