Notre dossier du moment

Le siège de Paris et la victoire d'Ivry

Mars-septembre 1590 · Le roi défait la Ligue à Ivry · Perspective Vu du camp du roi, au lendemain d'Ivry, 18 mars 1590

À la une
Estampe du XVIe siècle représentant la bataille d'Ivry : cavalerie et gens de pied engagés en rase campagne, ville fortifiée à l'arrière-plan.

Le roi défait l'armée de la Ligue en la plaine d'Ivry

Frans Hogenberg (attr.), « Bataille d'Ivry » (1590), estampe — Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie — domaine public (Wikimedia Commons).

Le 14 de ce mois, en la plaine de Saint-André, près d'Ivry en Normandie, le roi de Navarre a rompu l'armée du duc de Mayenne. Cavalerie et gens de pied de la Ligue mis en déroute ; Mayenne, Nemours et Aumale ont fui le champ. Quatre jours ont passé avant que la nouvelle nous parvînt.

La rédaction 18 mars 1590 6 min
En direct L'armée de la Ligue a rompu ; Mayenne s'est retiré

Ivry, heure par heure : la journée du 14 mars

Recomposée après coup, d'après les récits venus du camp, la journée où l'armée du roi et celle du lieutenant général de la Ligue se sont rangées face à face dans la plaine de Saint-André, près d'Ivry.

Les deux armées se rangent en bataille dans la plaine

Dès le petit jour, les deux armées se mettent en bataille de part et d'autre de la plaine de Saint-André, entre Ivry et Nonancourt. D'un côté, l'armée du roi de Navarre, descendue de Normandie ; de l'autre, celle du duc de Mayenne, lieutenant général de l'État royal pour la Ligue, grossie des reîtres et des lances venues des Pays-Bas. Le temps est à la bataille rangée, ce que l'on n'avait pas vu depuis longtemps entre les deux partis.

Deux armées inégales en nombre

On dit l'armée de la Ligue la plus nombreuse, forte de plusieurs milliers de gens de pied et d'une forte cavalerie, reîtres et lances des Pays-Bas compris ; celle du roi, moindre en fantassins, mais serrée et bien commandée. Les nombres qui courent d'un camp à l'autre varient beaucoup et sont à prendre pour des ordres de grandeur, non pour un compte arrêté.

Le roi place son artillerie et range ses escadrons

Le roi fait mettre ses quelques pièces de canon et couleuvrines en batterie sur le front, sous la conduite du grand maître de l'artillerie, puis dispose sa cavalerie en plusieurs escadrons, entrelardée de gens de pied et d'enfants perdus. Les maréchaux tiennent les ailes ; le roi se réserve la conduite d'un gros escadron de gens d'armes, au plus près du choc. On assure qu'il porte un grand panache blanc au casque, afin d'être reconnu des siens dans la mêlée.

Ce que l'on rapporte d'une harangue au panache blanc

On raconte, dans le camp du roi, qu'avant de lancer les escadrons il aurait parlé à ses gens, leur recommandant de garder leurs rangs et, si l'enseigne venait à leur manquer, de se rallier à son panache blanc, qu'ils trouveraient toujours au chemin de l'honneur. Ce propos court de bouche en bouche parmi les siens ; nous le donnons pour ce qu'il est, une parole rapportée et non un texte assuré.

Ouvrir le direct complet
Consulter toutes les archives disponibles