Rome se vide : Pompée, les consuls et le Sénat quittent la Ville
Jugeant la Ville indéfendable, Pompée gagne le sud de l’Italie. Les consuls et une part du Sénat le suivent. Rome se réveille sans ses magistrats.
Janvier 49 av. J.-C. · Édition romaine · Perspective Rome, en janvier 49 av. J.-C.
Jugeant la Ville indéfendable, Pompée gagne le sud de l’Italie. Les consuls et une part du Sénat le suivent. Rome se réveille sans ses magistrats.
Le récit d’un habitant d’Ariminum, première ville prise, et celui d’une matrone romaine devant la Ville qui se vide.
La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.
La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.
Ce que l’on peut reconstituer, jour après jour, depuis Rome, des événements qui vont du décret du Sénat à l’évacuation de la Ville. Les faits établis y côtoient ce qui n’est encore parvenu que par la rumeur : nous marquons l’un et l’autre.
Le senatus consultum ultimum est voté contre César. Les tribuns Marc Antoine et Quintus Cassius Longinus, dont le veto a été bafoué, quittent Rome et fuient vers le nord.
César se tient dans sa province, à Ravenne, avec ses troupes. On y attend la nouvelle du vote et l’arrivée des tribuns en fuite.
On rapporte que César a passé de nuit, en armes, le fleuve qui borne sa province, avec la XIIIᵉ légion — acte illégal qui ouvre la guerre. La date de cette nuit est une reconstitution moderne, non un fait donné par les Anciens.
La première ville d’Italie au sud de la frontière est prise sans qu’un coup soit échangé, selon ce qui nous parvient du nord.
La rumeur, puis les premiers messages, remontent la voie Flaminia. Rome apprend le franchissement ; la stupeur et la panique gagnent la Ville, les chiffres de l’armée de César courant, grossis, de bouche en bouche.
Pompée, les consuls et une partie du Sénat quittent la Ville. Où ils se replient, et ce qu’il advient du Trésor, reste incertain à l’heure où nous écrivons.