Un sénateur de rang consulaire, tenant de la ligne défendue par Pompée et les chefs du Sénat (témoignage reconstitué sous le nom de Gaius Sextilius Bassus)
Un sénateur explique pourquoi le Sénat a voté l'exception
Proche de la ligne de Pompée, ce sénateur défend le décret de salut public voté contre César. Il dit pourquoi le proconsul doit désarmer, comment il vit ces journées, et pourquoi certains, déjà, parlent de quitter Rome.
Le Sénat vient de voter un décret d'exception contre César. De quoi s'agit-il, au juste ?D'un recours extrême, celui que nos pères ont institué pour les jours où la République est en péril. Les consuls, les préteurs, les tribuns qui le veulent et les proconsuls aux portes de la Ville reçoivent la charge de veiller à ce que l'État ne subisse aucun dommage. Ce n'est pas un caprice, ni une vengeance de parti : c'est la formule que le Sénat a réservée aux plus grands dangers. Nous ne l'avons pas votée de gaieté de cœur. Nous l'avons votée parce qu'un homme campe aux frontières de l'Italie avec une armée à sa main, exige le consulat sans se présenter comme la loi l'ordonne, et refuse de licencier ses troupes tant qu'on ne lui aura pas tout accordé. Devant cela, le Sénat ne pouvait pas se taire.
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