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Janvier-mai 1431 : le procès et le bûcher de Rouen

9 janvier - 30 mai 1431 · Le procès de Rouen · Perspective Vu de Rouen, ville sous administration anglaise, janvier-mai 1431

À la une
Enluminure médiévale : Jeanne d’Arc, en robe rouge, est saisie par un bourreau devant le bûcher dressé, sous le regard des juges et des témoins, place du Vieux-Marché à Rouen.

La Pucelle livrée au feu sur la place du Vieux-Marché

Anonyme, « Le supplice de Jeanne d’Arc » (vers 1484), enluminure des Vigiles de la mort de Charles VII de Martial d’Auvergne, folio 71 recto, Bibliothèque nationale de France (ms. Français 5054) — domaine public (Wikimedia Commons).

Ce matin, place du Vieux-Marché à Rouen, celle que l’on nommait la Pucelle a été remise au bras séculier et brûlée. Déclarée hérétique relapse au lendemain de sa rechute, elle a entendu lire sa sentence avant d’être conduite au bûcher. Ses cendres, dit-on, ont été jetées en Seine.

La rédaction de Rouen 30 mai 1431, 12h00 5 min
Rouen, janvier-mai 1431

Les séances du procès, jour après jour

De l’ouverture de la cause au bûcher : l’enchaînement des séances du procès de la Pucelle, tel qu’on peut le reconstituer à Rouen.

Confirmé

Ouverture du procès

Cauchon réunit juges et docteurs ; s’ouvre la phase d’information sur la vie de l’accusée.

Confirmé

Mises en place

Décisions préparatoires et serments des officiers du procès.

Confirmé

L’Inquisition appelée

Le vice-inquisiteur Jean Le Maistre est associé au procès, pour le diocèse de Rouen.

Confirmé

Première comparution

Séance publique dans la chapelle du château ; l’accusée refuse de jurer sans réserve.

Confirmé

Séances publiques

Interrogatoires sur les « voix », l’habit d’homme et le « signe » donné au roi.

Confirmé

Interrogatoires en prison

Les séances se poursuivent à huis clos, dans la cellule de l’accusée.

Confirmé

Acte d’accusation

Lecture des soixante-dix articles ; l’accusée répond point par point.

Confirmé

Douze articles

Les griefs sont résumés en douze articles soumis aux consultations.

Confirmé

Envoi à Paris

Les douze articles sont portés à l’Université de Paris pour avis.

Confirmé

Admonestation

L’accusée est publiquement sommée d’abjurer.

Confirmé

Menace de la question

La torture est montrée mais, la majorité des juges s’y refusant, elle n’est pas appliquée.

Confirmé

Dernière admonestation

Lecture des conclusions ; ultime sommation de se rétracter sous peine du feu.

Confirmé

Abjuration à Saint-Ouen

Sur l’estrade, face au bûcher, l’accusée signe et est condamnée à la prison perpétuelle.

Confirmé

Rechute

Trouvée de nouveau en habit d’homme, l’accusée est déclarée relapse.

Confirmé

Sentence

Déclarée hérétique relapse, excommuniée et abandonnée au bras séculier.

Confirmé

Le bûcher

L’accusée est brûlée place du Vieux-Marché ; ses cendres, dit-on, sont jetées en Seine.

Chronologie arrêtée au 30 mai 1431.

Les actes du procès émanent des juges ; certains détails ne sont rapportés que de seconde main.

À la une

Au cimetière de Saint-Ouen, la Pucelle abjure devant le bûcher dressé

Ce jeudi 24 mai, sur une estrade élevée dans le cimetière de l’abbaye de Saint-Ouen, face au bûcher déjà dressé, celle que l’on nomme la Pucelle a, au terme d’un sermon public et après avoir vu lire sa sentence, apposé une marque au bas d’une formule d’abjuration. Elle renonce à l’habit d’homme et se soumet à l’Église. Le tribunal la condamne à la prison perpétuelle. Dès le soir, la ville s’interroge sur ce qu’elle a au juste signé, et sur ce qu’elle a compris.

24 mai 1431, 16h00 5 min
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