Notre dossier du moment

Janvier-mai 1431 : le procès et le bûcher de Rouen

9 janvier - 30 mai 1431 · Le procès de Rouen · Perspective Vu de Rouen, ville sous administration anglaise, janvier-mai 1431

À la une
Miniature montrant Jeanne d’Arc présentée à l’évêque Pierre Cauchon et aux juges lors de son procès à Rouen

À Rouen, un procès en hérésie s’ouvre contre la Pucelle

Anonyme, « Jeanne d’Arc présentée à Pierre Cauchon » — lettrine ornée du manuscrit latin 5969, folio 1 (Processus in causa fidei…), v. 1450, Bibliothèque nationale de France, département des manuscrits — domaine public (Wikimedia Commons).

Capturée à Compiègne au printemps dernier, vendue aux Anglais et amenée dans notre ville, la jeune femme que d’aucuns nomment la Pucelle comparaît désormais devant un tribunal d’Église. Sous la présidence de Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, la cause s’est ouverte le mardi 9 janvier. Plusieurs voix s’étonnent déjà des conditions de cette détention et de ce jugement.

La rédaction de Rouen 11 janvier 1431, 08h00 5 min
Opinion

Cette cause est à l’Église : plaidoyer d’un chanoine pour le for ecclésiastique

On a ouvert hier, dans notre ville, le procès de celle qu’on nomme la Pucelle. Je ne suis d’aucune faction, mais je suis clerc, et je tiens que l’hérésie ne se juge qu’au for de l’Église. Je dis ici pourquoi cette compétence est régulière — et pourquoi, dans le même mouvement, ceux qui la tiennent doivent la faire honorer, faute de quoi c’est la justice de l’Église elle-même qu’ils rabaissent.

10 janvier 1431, 08h00 5 min
Consulter toutes les archives disponibles