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Septembre 1356 : le désastre de Poitiers et la capture du roi

18-20 septembre 1356 · Le désastre de Poitiers · Perspective Vu du camp et de l’entourage du roi, septembre 1356

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Enluminure médiévale de la bataille de Poitiers : à gauche les archers anglais décochent leurs flèches, à droite les chevaliers français chargent sous la bannière fleurdelisée, devant les murailles de la ville.

Au sud de Poitiers, les deux ost se regardent : le prince anglais retranché derrière les haies de Maupertuis

Loyset Liédet (atelier), « La bataille de Poitiers (1356) », enluminure des Chroniques de Froissart, manuscrit de Louis de Gruuthuse, vers 1470-1480 (Bibliothèque nationale de France, ms. Français 2643, f. 207 r°) — domaine public (Wikimedia Commons).

Depuis ce mardi, l’armée du roi Jean fait face, près de Nouaillé, à celle d’Édouard de Galles. Le prince a choisi un coteau planté de vignes et clos de haies, où nos gens d’armes ne peuvent charger à leur aise. Les hérauts vont et viennent, le cardinal de Périgord parle encore de paix, et nul ne sait, ce soir, si l’on combattra demain.

Geoffroy d’Argences 18 septembre 1356, 19h00 4 min
Poitiers, septembre 1356

Le nombre contre la haie

Le rapport de forces, en fourchettes, entre l’armée du roi de France et l’ost anglo-gascon retranché sur le coteau de Maupertuis. Les chiffres, issus de chroniques divergentes, sont à prendre comme des ordres de grandeur.

Armée du roi de France 14 000 à 16 000 hommes

Forte cavalerie de chevaliers et d’hommes d’armes, appuyée de gens de pied.

Ost anglo-gascon environ 5 000 à 6 000 hommes

À peu près 3 000 hommes d’armes, 2 000 archers anglais et gallois, 1 000 fantassins gascons.

Le terrain haies, vignes, fossés

Un coteau coupé qui gêne la charge de cavalerie et protège les archers retranchés.

Confirmé

Départ de la chevauchée

Le prince de Galles s’élance de Bergerac et remonte vers le nord en ravageant le pays.

Confirmé

L’armée royale en chasse

Jean II franchit la Loire à Blois et prend l’ost anglo-gascon en poursuite.

Confirmé

Face à face sous Poitiers

Le prince se retranche près de Nouaillé-Maupertuis ; le cardinal de Périgord cherche encore une trêve.

Effectifs donnés en fourchettes : les chroniques anglaises et françaises divergent.

État arrêté à la veille de la bataille.

Opinion

Qu’on ne laisse pas repartir l’incendiaire : le cri d’un homme du Poitou dont les terres sont en cendres

Mes moissons sont brûlées, mes villages rançonnés, mon menu peuple jeté sur les chemins. Tandis que le cardinal de Périgord chevauche d’un camp à l’autre pour qu’on laisse le prince de Galles s’en aller sain et sauf avec son butin, moi, seigneur de ce pays gâté, je dis mon fait : il n’est ni droit ni honneur à composer avec celui qui a mis tant de terres du roi en cendres.

18 septembre 1356, 20h00 5 min
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