De l’Adriatique à la Thessalie : la campagne de César
Depuis Brundisium, César a jeté ses légions par-dessus l’Adriatique en plein hiver, malgré une flotte pompéienne maîtresse de la mer, et pris pied sur la côte d’Épire. Marc Antoine, retenu de longs mois à Brundisium par cette même flotte, a fini par forcer le passage avec le reste des troupes ; la jonction s’est faite vers Lissus, au nord. De là, la guerre s’est portée devant Dyrrachium, en lignes et en retranchements, avant que César, après un revers sérieux, ne décroche vers l’intérieur des terres. Aujourd’hui les deux armées gagnent la Thessalie. Voici, d’ouest en est, la route parcourue telle qu’on peut la situer — non ce qui pourrait s’y jouer.
La traversée de l’AdriatiqueBrundisium → Épire
César a fait passer ses premières légions d’Italie sur la côte d’Épire en profitant d’une nuit d’hiver. La flotte pompéienne tient la mer : les convois suivants ont dû attendre. Marc Antoine, longtemps bloqué à Brundisium, a fini par forcer le passage avec le reste des troupes ; la jonction s’est faite vers Lissus.
Les lignes de DyrrachiumRetranchements face à la mer
Devant Dyrrachium, César a tenté d’enfermer le camp de Pompée dans un long système de circonvallation. La place reste ravitaillée par mer, que Pompée maîtrise ; le camp césarien, lui, souffre de la disette. Guerre de lignes plus que de bataille rangée.
Le revers et le décrochageVers l’intérieur des terres
Pompée a percé les lignes et infligé à César un revers sérieux. César a levé le siège et rompu le contact vers l’intérieur, se ravitaillant du côté d’Apollonie et de la Thessalie. On ignorait alors si Pompée pousserait l’avantage.
Le rassemblement en ThessalieDeux armées dans la plaine
César a gagné la Thessalie ; Pompée l’y suit, grossi des contingents de Metellus Scipion venus d’Orient. Les deux armées romaines se retrouvent dans la même plaine — sans que l’on sache encore si Pompée acceptera d’en découdre ou continuera de temporiser.
Distances et latenceOrdres de grandeur
De la côte d’Épire à la plaine thessalienne, plusieurs journées de marche à travers monts et défilés ; de là à Rome, plusieurs semaines pour une dépêche. Ce que nous rapportons du théâtre parvient à la Ville avec ce retard-là.
Faut-il livrer bataille ?
Deux voix au camp de Pompée
Forcer la décision par les armes, ou user l’adversaire par la faim et le temps : le débat qui divise l’entourage du Grand.