De l’arrivée de l’armée de secours à la chute des Tourelles : le fil des journées décisives autour de la ville assiégée.
FaitConfirmé
Le gros de l’armée de secours est entré dans la place
Les renforts amenés de Blois remontés par Gien et Montargis ont rejoint la garnison. La ville, longtemps tenue à l’étroit, dispose désormais de plusieurs milliers d’hommes ; on cite, à la tête des compagnies, le Bâtard d’Orléans, La Hire, Xaintrailles, et le gouverneur Gaucourt. La Pucelle est entrée avec eux.
DépêcheConfirmé
Assaut et prise de la bastille Saint-Loup, à l’est
Vers le milieu du jour, le Bâtard et les capitaines ont lancé l’assaut sur le fort anglais de Saint-Loup, qui ferme la ville à l’est. On dit la garnison de la bastille faible — quelques centaines d’hommes au plus — face à une troupe bien plus nombreuse sortie d’Orléans. Après un rude combat, le fort est emporté ; les pertes anglaises seraient lourdes. C’est le premier des ouvrages du siège à tomber.
Note de la rédactionIncertain
Quelle part revient à la Pucelle ?
On rapporte que la fille venue de Lorraine s’est portée vers Saint-Loup et qu’elle a, dit-on, ranimé l’ardeur des assaillants ; certains la donnent même pour avoir mené l’attaque. Prudence : le commandement des compagnies demeure aux mains des capitaines de métier. Reste à savoir si son rôle est celui d’un meneur tactique ou, surtout, d’un ressort de moral et d’élan — la question n’est pas tranchée.
DépêcheConfirmé
Passage sur la rive sud : Saint-Jean-le-Blanc et les Augustins
Deux jours après Saint-Loup, les gens du roi sont passés sur la rive gauche de la Loire pour porter le fer contre les ouvrages du sud. On rapporte que la bastille Saint-Jean-le-Blanc a été trouvée évacuée par les Anglais, qui s’y sont repliés en bon ordre. L’assaut s’est alors reporté sur le couvent fortifié des Augustins, enlevé après un dur engagement. Les Anglais refluent désormais vers leur dernier réduit, le fort des Tourelles, qui commande le pont.