Notre dossier du moment

La levée du siège d’Orléans

12 octobre 1428 – 8 mai 1429 · Édition du siège d’Orléans · Perspective Vu d’Orléans et de la cour de Bourges, octobre 1428 – mai 1429

À la une
Enluminure médiévale : les troupes françaises lèvent le siège d'Orléans en mai 1429, assaut de la ville et déroute des Anglais.

Les Anglais s’en vont : le siège d’Orléans est levé

Anonyme, « Prise d'Orléans » (1429), Vigiles de Charles VII de Martial d'Auvergne, fol. 57v, vers 1484, Bibliothèque nationale de France (ms. Français 5054) — Domaine public (Wikimedia Commons).

Ce dimanche, l’armée anglaise est sortie de ses bastilles, s’est rangée en bataille devant la ville, puis s’est retirée sans livrer combat. La veille, le fort des Tourelles était tombé. Après près de sept mois, Orléans est délivrée.

Notre envoyé à Orléans 8 mai 1429 5 min
En direct Clôturé

Les assauts d’Orléans, jour par jour

De l’arrivée de l’armée de secours à la chute des Tourelles : le fil des journées décisives autour de la ville assiégée.

Le gros de l’armée de secours est entré dans la place

Les renforts amenés de Blois remontés par Gien et Montargis ont rejoint la garnison. La ville, longtemps tenue à l’étroit, dispose désormais de plusieurs milliers d’hommes ; on cite, à la tête des compagnies, le Bâtard d’Orléans, La Hire, Xaintrailles, et le gouverneur Gaucourt. La Pucelle est entrée avec eux.

Assaut et prise de la bastille Saint-Loup, à l’est

Vers le milieu du jour, le Bâtard et les capitaines ont lancé l’assaut sur le fort anglais de Saint-Loup, qui ferme la ville à l’est. On dit la garnison de la bastille faible — quelques centaines d’hommes au plus — face à une troupe bien plus nombreuse sortie d’Orléans. Après un rude combat, le fort est emporté ; les pertes anglaises seraient lourdes. C’est le premier des ouvrages du siège à tomber.

Quelle part revient à la Pucelle ?

On rapporte que la fille venue de Lorraine s’est portée vers Saint-Loup et qu’elle a, dit-on, ranimé l’ardeur des assaillants ; certains la donnent même pour avoir mené l’attaque. Prudence : le commandement des compagnies demeure aux mains des capitaines de métier. Reste à savoir si son rôle est celui d’un meneur tactique ou, surtout, d’un ressort de moral et d’élan — la question n’est pas tranchée.

Passage sur la rive sud : Saint-Jean-le-Blanc et les Augustins

Deux jours après Saint-Loup, les gens du roi sont passés sur la rive gauche de la Loire pour porter le fer contre les ouvrages du sud. On rapporte que la bastille Saint-Jean-le-Blanc a été trouvée évacuée par les Anglais, qui s’y sont repliés en bon ordre. L’assaut s’est alors reporté sur le couvent fortifié des Augustins, enlevé après un dur engagement. Les Anglais refluent désormais vers leur dernier réduit, le fort des Tourelles, qui commande le pont.

Ouvrir le direct complet
Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Consulter toutes les archives disponibles