La situation de la place Orléans assiégée : la ville, le pont, les bastilles
Carte schématique de la place d'Orléans à l'automne 1428. Au sud, la Loire et le grand pont, dont les assiégés ont abattu une arche ; à son extrémité méridionale, le fort des Tourelles, désormais aux mains anglaises, commande la tête de pont. Les faubourgs ont été rasés pour dégager les abords. À l'est s'ouvre la porte de Bourgogne, par où passent encore gens et vivres ; tout autour, l'ennemi resserre un anneau de bastilles, plus dense au nord-ouest, vers la route de Paris, que du côté du levant. En amont et en aval du fleuve, plusieurs places sont déjà tombées.
La Loire et le pont Une arche abattue Le fleuve barre l'accès au sud. Les Orléanais ont rompu une arche de leur grand pont pour couper la liaison avec la rive gauche tenue par l'ennemi.
Les Tourelles Tête de pont sud anglaise Le fort qui ferme l'extrémité méridionale du pont est tombé aux mains anglaises les 23-24 octobre ; on dit Glasdale à sa tête, avec une garnison qu'on évalue à sept ou huit cents hommes.
Les faubourgs Rasés Pour dégager les abords et ne rien laisser à l'assiégeant, les habitants ont abattu les faubourgs et les édifices hors les murs — couvents, collégiales et maisons comprises.
Porte de Bourgogne Issue de l'est À l'orient de la ville, la porte de Bourgogne reste l'ouverture par laquelle on espère encore faire entrer renforts et ravitaillement ; de ce côté l'ennemi est moins établi.
L'anneau de bastilles Une douzaine, dit-on On compte autour de la place une série de bastilles et boulevards anglais — quelque dizaine selon les rapports —, serrés au nord-ouest entre la Loire et la route de Paris, plus clairsemés et éloignés du côté du levant (Saint-Loup, Saint-Jean-le-Blanc).
Places de la Loire Prises en amont et en aval Avant d'aborder Orléans, l'ennemi s'est rendu maître des passages du fleuve : Meung et Beaugency en aval, Jargeau en amont, et il tient le pays jusqu'à Janville vers le nord.
Garnison et bourgeois en armes Plusieurs milliers On dit la ville défendue par plusieurs milliers d'hommes d'armes, renforcés des bourgeois en armes ; les chiffres courent de quelques milliers à davantage et restent incertains.
L'ost anglais Quelques milliers L'armée qui investit la place compterait quelques milliers de combattants — assez pour cerner Orléans au nord-ouest, trop peu pour fermer partout le cercle, surtout au levant.