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Été 1187 : Hattin et la perte de Jérusalem

4 juillet – 2 octobre 1187 · Désastre à Hattin · Perspective Vu des rivages francs de Terre sainte, 6 juillet 1187

À la une
Enluminure médiévale montrant Saladin, à cheval, s’emparant de la Vraie Croix des mains du roi Guy de Lusignan au milieu de la mêlée des cavaliers, à la bataille de Hattin.

L’ost du roi anéanti aux Cornes de Hattin

Saladin s’empare de la Vraie Croix des mains de Guy de Lusignan à la bataille de Hattin — Matthieu Paris, Chronica Majora (v. 1235-1259), fol. 140r, Corpus Christi College, Cambridge, MS 26 — domaine public (Wikimedia Commons).

Deux jours après la bataille, des fuyards descendus des collines de Galilée apportent sur la côte une nouvelle qui glace le pays : l’armée du roi Guy, partie de Saffouriyé et lancée vers Tibériade, a été encerclée et détruite près des Cornes de Hattin. Le roi serait aux mains de Saladin. Le récit nous parvient confus, incomplet, tel qu’il court de bouche en bouche.

Frère Anselme d’Acre 6 juillet 1187 6 min
En direct Reconstitution

La bataille des Cornes de Hattin

Reconstitution du 4 juillet 1187 d'après les récits de rescapés

Reprise de la marche dans la soif

Au petit jour, l'ost lève un camp sans eau. Hommes et chevaux ont souffert toute la nuit ; la colonne se remet en marche vers Tibériade, harassée avant même le premier choc.

Le harcèlement des archers montés

Les cavaliers des Infidèles tournoient autour de la colonne et la criblent de flèches sans jamais l'aborder de front. L'arrière-garde, où se tiennent les Templiers, est particulièrement pressée.

La fumée des broussailles incendiées

L'adversaire met le feu aux herbes et aux broussailles sèches. La fumée rabat sur l'ost, aveugle les combattants, brûle les gorges déjà desséchées par la soif.

Les fantassins se débandent vers les Cornes

Assoiffés, désespérant d'atteindre l'eau du lac, une partie des piétons rompt les rangs et se réfugie sur les hauteurs des Cornes de Hattin, se coupant de la cavalerie.

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Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

D'où vient la guerre

La trêve rompue et l'alerte du printemps, puis la marche fatale.

Les Cornes de Hattin

De Saffouriyé au piège, 3-4 juillet 1187

La marche fatale : l'ost franc quitte les sources de Saffouriyé pour secourir Tibériade, s'engage sur un plateau aride sous le harcèlement des archers montés, campe une nuit sans eau, puis se retrouve encerclé sur les hauteurs de Hattin au milieu des broussailles incendiées.

Ost franc ~15 000-20 000 hommes

Dont environ 1 200 chevaliers ; estimations composites, non un décompte réel.

Armée de Saladin ~20 000-40 000 hommes

Fourchette large ; les récits gonflent volontiers les nombres du camp adverse.

Saffouriyé → Tibériade ~une trentaine de km

Sans point d'eau sûr sur le plateau, en plein cœur de l'été.

Durée Une journée + la bataille

Marche harcelée le 3 juillet, campement sans eau, puis affrontement décisif le 4 juillet.

Rapporté

Conseil de guerre et départ

Après de vifs débats sous la tente, l'ost lève le camp de Saffouriyé pour marcher au secours de Tibériade assiégée.

Confirmé

Marche harcelée, campement sans eau

Les archers montés des Infidèles épuisent la colonne tout le jour ; le soir, l'ost campe sur un plateau aride, privé de source.

Confirmé

La soif et les feux

Les hommes et les chevaux souffrent de la soif ; l'adversaire allume des feux dans les broussailles sèches, la fumée rabat sur le camp.

Confirmé

Encerclement aux Cornes, capture du roi

Cerné sur les hauteurs de Hattin, aveuglé par la fumée, l'ost se disloque ; le roi Guy est fait prisonnier.

Les effectifs comme les pertes ne sont donnés qu'en ordre de grandeur : aucun décompte fiable n'existe.

Le détail heure par heure repose sur des récits partisans, francs comme musulmans, qu'il faut recouper avec prudence.

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