Un gentilhomme du Bas-Poitou, député de l’assemblée de Châtellerault, appelé à demeurer à Saumur pour l’exécution de l’édit (nom tu à sa demande)
« Nous restons à Saumur pour veiller à l’exécution »
Le second brevet, daté du 30 avril, permet à dix députés de l’assemblée de Châtellerault de se tenir ensemble à Saumur, pour poursuivre l’exécution de l’édit jusqu’à ce qu’il soit vérifié au parlement de Paris. L’un de ces députés, gentilhomme du Poitou, a bien voulu nous dire dans quel esprit ceux de la religion reçoivent ce texte : soulagés d’en tenir enfin un, mais résolus à ne point désarmer avant qu’il ne soit enregistré et mis à effet.
Vous étiez à Châtellerault. Comment les églises réformées reçoivent-elles cet édit ?Avec soulagement d’abord, je ne le cacherai point. Voilà des années que nous vivons sur des sûretés provisoires, des trêves, des articles concédés puis repris. Tenir enfin un texte long, scellé, où le roi couche par écrit ce qu’il nous accorde, c’est déjà beaucoup. Beaucoup des nôtres l’ont attendu si longtemps qu’ils ont peine à croire qu’il soit là. Mais soulagement n’est pas contentement, et l’assemblée ne s’est pas séparée en criant que tout était gagné. Un texte n’est qu’un texte tant qu’il n’est pas exécuté ; nous avons trop de mémoire pour l’oublier.
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