Notre dossier du moment

Avril 1814 : la chute de Paris et l’abdication de Napoléon

Avril 1814 · Édition de Paris · Perspective Paris

Infographie

Renoncer en trois actes : du 4 au 11 avril

Trois actes distincts, à ne pas confondre : l’abdication conditionnelle du 4 avril, l’abdication sans condition du 6, puis le règlement du 11 qui en fixe les conditions. Pédagogie d’une semaine où une couronne a glissé des mains d’une maison.

4 avril sous condition

Abdication en faveur du roi de Rome, avec régence de Marie-Louise, sous réserve de reconnaissance par les puissances. L’Empire pouvait survivre à l’Empereur.

6 avril sans condition

Après la défection du 6e corps à Essonnes, renonciation entière, pour lui et ses héritiers, aux trônes de France et d’Italie. Le nom du roi de Rome disparaît de l’acte.

11 avril le règlement

Traité arrêté à Paris par les plénipotentiaires : statut de l’Empereur, résidence souveraine, sort de la famille et rentes.

Confirmé

L’acte conditionnel

Pressé par ses maréchaux, l’Empereur abdique en faveur de son fils ; Caulaincourt, Ney et Macdonald portent l’offre au tsar.

Rapporté

Essonnes

Le 6e corps de Marmont traverse l’Essonne et passe aux Alliés, sous le commandement effectif de Souham : la régence perd son appui.

Confirmé

L’acte sans réserve

L’Empereur signe une renonciation entière, ne stipulant plus rien en faveur de son fils.

Confirmé

Le traité

Les plénipotentiaires arrêtent à Paris les conditions du retrait de l’Empereur ; la ratification suivra.

On distingue trois actes — sans jamais qualifier l’acte du 4 avril de « première » abdication : l’avenir n’est pas connu à cette date.

La défection d’Essonnes est rapportée à chaud ; les mobiles du maréchal de Raguse demeurent débattus, non tranchés.

Le sort des personnes (Empereur, roi de Rome, Marie-Louise) n’est pas fixé tant que le règlement n’est pas arrêté.

Pourquoi le roi de Rome ne règne pas

En deux journées, l’espoir d’un trône transmis à l’enfant de Napoléon s’est défait : récit de l’effondrement d’une régence, et de la défection d’Essonnes qui l’a emporté.

Consulter toutes les archives disponibles