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Décembre 1588 : les meurtres de Blois

23-26 décembre 1588 · À Blois, la cour mesure le coup · Perspective Vu du château de Blois, 26 décembre 1588

À la une
Vue cavalière de la ville et du château de Blois au bord de la Loire, gravure de 1575.

Blois : des deux frères, il ne reste que des cendres jetées à la Loire

François de Belleforest, « Vue de Blois » (1575), extrait de la Cosmographie universelle de tout le monde — domaine public (Wikimedia Commons).

Trois jours après le meurtre du duc de Guise et la mort de son frère le cardinal, on apprend que les corps ont été livrés au feu et leurs cendres répandues dans le fleuve. Nul tombeau, nulle relique : la cour mesure l'audace du geste, et la nouvelle commence à gagner le dehors du château.

Nicolas Fabvre 26 décembre 1588 6 min

Ce que le coup veut dire

Trois lectures du geste : majesté ou désespoir, la ligne des barricades, le sang d’un cardinal.

Justice du roi ou parole rompue ?

Une voix ligueuse indignée, et le débat de fond sur la souveraineté.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Blois, 23-24 décembre 1588

Deux matins qui décapitent la Ligue

L’enchaînement du Conseil-prétexte à la destruction des corps, tel qu’on peut le reconstituer au soir du 24 décembre — les grands faits sont sûrs, le détail horaire l’est moins.

Assaillants désignés ≈ 20

Une vingtaine de gentilshommes des Quarante-Cinq désignés ; huit, selon les récits, auraient porté les coups. Les chiffres varient.

Payé aux soldats ≈ 400 écus

Somme que les récits disent versée aux soldats soudoyés pour exécuter le cardinal, les Quarante-Cinq ayant récusé le sacrilège. Chiffre transmis, invérifié.

Princes de Lorraine tués 2

Le duc Henri de Guise le 23, son frère le cardinal le 24 — les deux têtes de la maison de Lorraine.

Incertain

Avertissements au duc

Des mises en garde circulent ; le duc les écarte. On lui prête le mot « Il n’osera pas » — propos rapporté.

Confirmé

Le duc de Guise tué

Appelé au cabinet du roi, il est assailli par les Quarante-Cinq en traversant les appartements royaux et meurt au pied du lit royal.

Confirmé

Arrestations

Le cardinal de Guise, le cardinal de Bourbon et des députés ligueurs sont saisis.

Confirmé

Le cardinal de Guise exécuté

Les Quarante-Cinq récusant le meurtre d’un cardinal, des soldats sont soudoyés pour l’exécuter dans sa geôle.

Confirmé

Les corps brûlés

Les corps des deux frères sont brûlés et les cendres jetées à la Loire, pour n’en laisser aucun tombeau.

Le déroulé horaire (heures, billets, verbatim) provient de récits narratifs postérieurs et parfois partisans ; les grands faits sont sûrs, le détail théâtral l’est moins.

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