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Décembre 1588 : les meurtres de Blois

23-26 décembre 1588 · Le cardinal de Guise exécuté à son tour · Perspective Vu du château de Blois, 24 décembre 1588

Les voix du château

Le député des États, et un gentilhomme du parti royal recueilli le 25.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

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Un gentilhomme du parti royal, proche de la chambre du roi Henri III (nom tu à sa demande)

« Le roi n’a pas tué un sujet, il a châtié un maître » — un gentilhomme de la chambre défend le geste de Blois

Au lendemain de la mort du duc de Guise, recueilli le 25 décembre dans le château encore fermé, un gentilhomme du parti royal, proche de la chambre du roi, plaide la cause de la couronne. Il ne parle pas de meurtre : il parle d’un roi longtemps humilié qui, débordé par des États devenus insolents, a repris la main sur un vassal qu’il tenait pour un maître dans le royaume. Il croit son maître rétabli dans son autorité. Aujourd’hier rapporte sa version sans la faire sienne.

Comment nommez-vous ce qui s’est passé avant-hier dans ce château ?

Je le nomme un acte de justice, et un acte de roi. On vous dira ailleurs que c’est un meurtre ; le mot est facile, mais il est faux. Un meurtre, c’est le fait d’un particulier qui frappe pour sa querelle ou son profit. Ici, c’est le roi, source de toute justice dans son royaume, qui a fait tomber un homme devenu trop grand pour lui obéir. Un souverain n’assassine pas : il châtie, ou il pardonne. Le duc de Guise avait passé toute mesure ; le roi a jugé qu’il ne pouvait plus ni le souffrir ni le punir par les voies ordinaires, un homme si puissant qu’aucun tribunal du royaume ne l’eût osé toucher. Il a donc usé de son droit de roi. Voilà ce que j’en dis, et ce que dit la couronne.

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25 décembre 158812 min
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