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Août 1589 : l’assassinat d’Henri III

1er - 4 août 1589 · Paris en liesse · Perspective Vu du camp royal de Saint-Cloud, 4 août 1589

À la une
Procession armée de la Ligue catholique traversant Paris, moines et bourgeois en armes défilant en cortège devant les maisons de la place de Grève

Ce que Paris fête, le camp le pleure : la nouvelle de la mort du roi jette la ville ligueuse dans la liesse

Anonyme, « Procession de la Ligue sur la place de Grève » (vers 1590), musée Carnavalet, Paris — domaine public (Wikimedia Commons).

Depuis le camp, nous recueillons avec deux jours de retard les nouvelles de Paris. La ville assiégée y a appris dès le 2 la mort du roi ; elle s'y est livrée, dit-on, à une allégresse sans mesure. Feux de joie, cloches, processions : on y célèbre comme un bienfait ce qu'ici l'on pleure comme un régicide.

Nicolas Bréban 4 août 1589 6 min

Régicide ou délivrance ?

Deux voix contraires : le tyrannicide comme délivrance, le régicide comme sacrilège.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Analyse

Provinces, cours étrangères : ce que l’on ignore encore de l’accueil fait à la nouvelle

Trois jours après la mort du roi, la nouvelle n'a pas fini de se répandre dans le royaume, et n'a pas même commencé, pour la plupart, à franchir les frontières. Un pays coupé par la guerre, des courriers qui doivent contourner les villes tenues par la Ligue, des cours étrangères qui n'ont peut-être pas encore appris la chose : ce que Rome, Madrid, Londres ou les princes d'Allemagne en penseront demeure, à cette heure, une question sans réponse.

4 août 1589 5 min
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