Un bourgeois de Paris, proche des Seize (nom tu à sa demande)
« Dieu nous a délivrés » — un bourgeois de Paris dit la joie de sa ville
Dans Paris que la Ligue tient et que les armées du roi assiégeaient encore il y a trois jours, la mort d'Henri III a été reçue comme une délivrance. Un habitant, proche de l'esprit des Seize, dit cette liesse et rapporte les bruits qui courent sur ceux qui auraient armé le moine. Aujourd'hier l'écoute sans épouser ses propos.
Comment Paris a-t-elle appris la nouvelle ?Elle est entrée dans la ville avant-hier au matin, le lendemain du coup, portée d'abord tout bas, puis de bouche en bouche à mesure que le jour montait. On disait que le tyran avait été frappé à Saint-Cloud par un religieux de nos couvents, qu'il était au plus mal, puis qu'il avait passé dans la nuit. On n'osait d'abord y croire, tant nous l'avions attendue, cette délivrance. Et puis les cloches ont commencé de sonner d'une paroisse à l'autre, non pour le glas, croyez-le bien, mais pour la joie, et alors nous avons su que c'était vrai.
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