Un gentilhomme de la garde du roi, l’un des Quarante-Cinq (nom tu)
« J’étais à deux pas quand le moine a frappé » — un garde des Quarante-Cinq raconte
Au soir du 1er août, l’un des gentilshommes de la garde ordinaire du roi, présent dans la chambre quand le jacobin a porté son coup, revient sur ce qu’il a vu et sur la mort qu’ils ont donnée à l’assassin. Il parle la colère au ventre, et prie pour que le roi se relève.
Où étiez-vous ce matin ?Dans la chambre du roi, où est notre place. Nous sommes plusieurs à nous tenir près de sa personne du lever au coucher ; c’est pour cela que le roi nous a pris à son service, gens de son pays à qui il se fie. Le matin, on introduisait des affaires, des dépêches, des gens qui demandaient audience. Rien qui ne fût ordinaire. Le roi n’était pas même habillé pour le jour, il donnait ses ordres comme il fait chaque matin. Nous étions là, autour, comme toujours.
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