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Juillet 1969 : les premiers pas sur la Lune

16-24 juillet 1969 · Les premiers pas sur la Lune · Perspective Vu de la Terre, de Houston au cap Kennedy, juillet 1969

À la une
L’astronaute Buzz Aldrin debout en pied sur le sol lunaire de la mer de la Tranquillité, en combinaison spatiale, le 21 juillet 1969 — le module lunaire Eagle et le photographe Neil Armstrong se reflètent dans la visière de son casque.

Un homme a posé le pied sur la Lune

Buzz Aldrin sur la Lune, photographié par Neil Armstrong (cliché AS11-40-5903), mer de la Tranquillité, 21 juillet 1969. NASA — domaine public (Wikimedia Commons).

Cette nuit, à 2 h 56 min temps universel, Neil Armstrong est descendu de l’échelle du module Eagle et a posé sa botte sur le sol de la Mer de la Tranquillité. Pour la première fois dans l’histoire, un être humain a marché sur un autre corps que la Terre. « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité », a-t-il dit. Des centaines de millions de personnes l’ont suivi en direct, le souffle court, devant des écrans de télévision aux images fantomatiques.

L’envoyé spécial à Houston 21 juillet 1969, 08h00 8 min
En direct Direct ouvert — nuit du 20 au 21 juillet 1969 (TU)

En direct de la Mer de la Tranquillité — la descente d’Eagle

Le module lunaire Eagle se sépare de Columbia et entame sa descente vers la Mer de la Tranquillité. Nous suivons minute par minute, heures en Temps universel, ce que les liaisons radio et le commentaire de Houston nous laissent saisir d’une manœuvre encore jamais tentée.

Eagle se sépare de Columbia

Les deux astronautes du module lunaire, Armstrong et Aldrin, viennent de larguer leur vaisseau d’atterrissage Eagle du module de commande Columbia, où demeure seul Michael Collins. Les deux engins poursuivent pour l’instant la même orbite autour de la Lune ; Collins inspecte Eagle au passage et n’y signale rien d’anormal. La grande manœuvre — la descente vers le sol lunaire — n’a pas encore commencé.

Début de la descente motorisée

Le moteur de descente d’Eagle vient de s’allumer pour freiner le module et l’arracher à son orbite : c’est le début de la descente motorisée, l’irréversible. À partir de cet instant, le moteur doit fonctionner sans faiblir jusqu’au sol. Houston confirme l’allumage et annonce une trajectoire conforme. Nul, ici, ne respire tout à fait : aucun homme n’a jamais conduit pareille descente.

Alarme « 1202 » : l’ordinateur déborde

Une alarme retentit à bord : le code « 1202 ». À ce que l’on comprend des échanges, le calculateur d’Eagle est saturé, surchargé de tâches au plus mauvais moment. Armstrong demande aussitôt à Houston ce qu’il en est. Après quelques secondes — qui paraissent longues — le sol tranche : on poursuit, l’alarme n’empêche pas la descente. Nous rapportons la chose telle qu’elle nous parvient, sans pouvoir en mesurer encore la gravité.

Nouvelle alarme « 1201 » — on continue

Le calculateur déborde de nouveau : cette fois le code « 1201 ». Même surcharge, même décision au sol : Houston répète que l’on peut poursuivre, que ces alarmes ne commandent pas d’interrompre la descente. Eagle continue de tomber vers la Lune, l’équipage gardant son sang-froid au milieu de ces sonneries répétées. On ignore encore ce qui surcharge ainsi la machine.

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Deux heures et demie hors d’Eagle

Le drapeau, l’appel de la Maison-Blanche, la plaque et les premières pierres rapportées.

Contexte

Une plaque, des instruments, des pierres rapportées

Une fois le drapeau planté et la conversation avec le président échangée, les deux hommes de l’Eagle ont employé leurs quelques heures sur la Lune à un travail de savants : déposer deux instruments scientifiques, dévoiler une plaque scellée au train d’atterrissage, et remplir leurs caisses de roches et de poussière lunaires. C’est de cette moisson, si elle revient à bon port, que l’on espère apprendre quelque chose de notre voisine.

21 juillet 1969, 11h00 6 min
Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Contexte

1202, 1201 : les alarmes qui ont failli tout arrêter

Pendant les dernières minutes de la descente d’Eagle vers la Mer de la Tranquillité, l’ordinateur de guidage a sonné l’alarme à deux reprises — un « 1202 », puis un « 1201 ». À Houston, une poignée de contrôleurs très jeunes ont eu quelques secondes pour décider si l’on continuait ou si l’on abandonnait. Pendant ce temps, à bord, l’aiguille du carburant descendait. Récit, au plus près de ce que l’on a entendu en direct, d’un alunissage qui s’est joué sur des nerfs et des chiffres.

20 juillet 1969, 23h00 8 min
Le site d’alunissage

Où Eagle doit se poser : la Mer de la Tranquillité

Le site visé sur la face visible de la Lune — une plaine basaltique du sud-ouest de la Mer de la Tranquillité, baptisée « Base de la Tranquillité » par l’équipage.

Corps céleste Lune (face visible)

Le site est sur la face de la Lune tournée vers la Terre, ce qui permet les liaisons en direct.

Région Mer de la Tranquillité

Mare Tranquillitatis, bordure sud-ouest : vaste plaine sombre choisie pour sa relative platitude.

Coordonnées lunaires ≈ 0°40′ N — 23°28′ E

Latitude et longitude rendues publiques par la NASA ; le pilotage final ajuste le point de pose selon le terrain.

Nom donné par l’équipage Base de la Tranquillité

« Tranquility Base » — l’appellation employée par les astronautes une fois Eagle posé.

Carte établie d’après les coordonnées rendues publiques par la NASA, juillet 1969.

L’ellipse d’atterrissage est prévue ; le point de pose exact dépend du pilotage final.

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