Vercingétorix, chef arverne et chef de la coalition gauloise
Vercingétorix, chef de la coalition : “Tenir, c’est donner au reste de la Gaule le temps d’arriver”
Enfermé dans Alésia avec l’élite de ses guerriers, le chef arverne défend l’attente des secours, la discipline entre peuples et le refus de la sortie désordonnée que guette César. Un long entretien reconstitué, où l’on entend moins le héros de légende que le responsable politique aux prises avec la faim, le doute et les rivalités de ceux qu’il a réunis.
Pourquoi vous enfermer dans Alésia plutôt que de continuer la guerre de mouvement qui vous a réussi ?Vous touchez juste, et l’on me le reproche déjà sous la tente : j’avais prôné qu’on affamât l’ennemi en brûlant nos propres récoltes, qu’on le harcelât sans jamais lui offrir la grande bataille qu’il cherche. Mais la guerre ne suit pas toujours le plan des chefs. Après un revers de cavalerie, il a bien fallu mettre l’armée à l’abri d’une place forte, et Alésia s’est trouvée sur notre route. Une fois là, sortir en désordre eût été offrir à César exactement ce qu’il espère : des forces séparées, épuisées, qu’il taille en pièces l’une après l’autre. Tenir n’est pas un caprice ; c’est la seule manière de ne pas lui donner sa victoire d’un seul coup.
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