Notre dossier du moment

1291 : la chute d'Acre et la fin d'Outremer

Avril – août 1291 · La chute d'Acre · Perspective Vu de la ville assiégée, 18 mai 1291

À la une
Enluminure médiévale représentant une mêlée de cavalerie : une ligne serrée de chevaliers en armure, montés et casqués, épées et lances levées, se heurtent au corps à corps, les chevaux caparaçonnés emmêlés les uns dans les autres.

Sortie nocturne du Temple contre les machines

Anonyme, chevaliers au combat, miniature des « Chroniques de Saint-Denis » (British Library, Royal MS 16 G VI, f. 379r, v. 1332-1350) — domaine public (Wikimedia Commons).

L’autre nuit, à la faveur de la lune, une compagnie du Temple — près de trois cents chevaliers, dit-on — est sortie de nos murs pour porter le feu grégeois aux machines que les gens de Hama ont dressées contre le fossé. Menés par messire Jean de Grailly et messire Otton de Grandson, les nôtres ont surpris les tentes ennemies ; mais l’entreprise a tourné court, les chevaux pris dans les cordages. Un coup de main hardi pour desserrer l’étau, payé cher.

Frère Aycard d’Acre, dans la ville assiégée 22 avril 1291 5 min

Ce que valent les murailles, qui mène les sorties, qui commande en face

Les murailles d'Acre contre les grandes machines de Hama, les chevaliers d'Occident au premier rang des sorties, et le portrait du jeune sultan venu tenir un serment.

Portrait

Deux chevaliers d’Occident au premier rang

Ils ne sont ni du royaume ni de ses barons, mais on les voit sortir des portes la nuit, la lance au poing, contre les machines des Infidèles. Le sire Othon de Grandson et messire Jean de Grailly, venus l’un des monts de Savoie, l’autre de Gascogne, tous deux hommes du roi d’Angleterre, tiennent aujourd’hui l’un des premiers rangs de la défense d’Acre. Portrait de deux étrangers venus verser leur sang pour une terre qui n’est pas la leur.

22 avril 1291 5 min
Consulter toutes les archives disponibles