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Juillet 1593 : l'abjuration d'Henri IV

23-28 juillet 1593 · Quatre ans de guerre, et maintenant ? · Perspective Vu du camp de Saint-Denis, 28 juillet 1593

À la une
Gravure de 1590 montrant le siège de Paris par les troupes d'Henri IV et son dégagement par les forces espagnoles du duc de Parme, avec les positions des camps autour de la ville.

Quatre ans de guerre, et maintenant ?

Atelier de Frans Hogenberg, « Paris besieged by King Henry IV and relieved by the Duke of Parma, August 19, 1590 » (1590-1592), Rijksmuseum Amsterdam — domaine public, CC0 (Wikimedia Commons).

Trois jours après l'abjuration du roi à Saint-Denis, il faut regarder la carte en face. Depuis la mort du feu roi Henri III, quatre années de guerre ont donné au roi de Navarre deux grandes journées et de longs sièges, mais ni Paris ni la moitié du royaume. La messe entendue à Saint-Denis changera-t-elle ce que les armes n'ont pu trancher ?

Antoine Vasselin, chroniqueur 28 juillet 1593 6 min

Deux camps, deux amertumes

Le désarroi des réformés et le scepticisme affiché de la Ligue.

Dans Paris assiégé, et dans les rangs du roi

Un bourgeois de Paris et un capitaine réformé, deux voix prises dans la guerre.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Sincérité, feinte, ou paix du royaume ?

Trois tribunes contradictoires : la Ligue, un réformé, un « politique ».

Juillet 1593

La France coupée en deux

Au moment où le roi de Navarre abjure à Saint-Denis, le royaume est partagé entre les terres obéissant au roi et celles que tient la Ligue, avec l'appui de l'Espagne. Les lignes ne sont pas des frontières : elles bougent de ville en ville, et bien des places restent incertaines.

Terres du roi Le Béarnais

Une bonne part de la Normandie, du Maine, de l'Anjou, de la Touraine, du Centre et du Sud-Ouest obéissent au roi de Navarre ; c'est de Saint-Denis, au nord de Paris, qu'il presse la capitale.

Villes de la Ligue L'Union

Paris, Reims (ville du sacre), et plusieurs grandes cités tiennent pour la Ligue et refusent le roi. Le duc de Mayenne en est le lieutenant général.

Appui espagnol Philippe II

Le roi d'Espagne soutient la Ligue de son or et de ses armes ; des secours espagnols ont déjà débloqué Paris (1590) et paru devant Rouen. Le parti espagnol pousse la candidature de l'infante Isabelle.

Saint-Denis Camp royal

L'abbaye, nécropole des rois, est aux mains du roi, à une courte lieue au nord de Paris. Faute de pouvoir entrer dans Paris ou gagner Reims, c'est là qu'a eu lieu l'abjuration.

Les lignes de partage ne sont pas des frontières fixes : de nombreuses villes changent de parti au fil de la guerre, et des places restent partagées ou incertaines.

La carte représente une situation connaissable en juillet 1593 ; elle ne préjuge en rien de la suite des opérations.

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