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Juillet 1593 : l'abjuration d'Henri IV

23-28 juillet 1593 · À Saint-Denis, la foule crie « Vive le roi ! » · Perspective Vu de Saint-Denis, 26 juillet 1593

À la une
Portrait équestre gravé d'Henri IV en armure, bâton de commandement à la main, armes vaincues au sol.

À Saint-Denis, la foule crie « Vive le roi ! »

Atelier parisien, d'après un dessin attribué à Antoine Caron, « Henri IV à cheval » (v. 1600), Musée Carnavalet, Paris — domaine public, CC0 (Wikimedia Commons).

Au lendemain de l'abjuration du roi Henri, la petite ville de Saint-Denis ne désemplit pas. Autour de l'abbatiale où le roi a été reçu dans l'Église catholique, on se presse, on allume des feux, on répète le cri de « Vive le roi ! ». Reste à savoir si ce mouvement gagnera Paris et les villes que tient encore la Ligue.

Nicolas Fleury, chroniqueur 26 juillet 1593 5 min

Le rituel et l’homme

Ce que dit le déroulé de la cérémonie, et le parcours d’un roi longtemps contesté.

Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Un docteur en théologie ayant assisté les prélats à l’instruction du roi, à Saint-Denis (nom et charge tus à sa demande)

« Nous l’avons pressé sur les points de la foi » — un docteur de l’instruction raconte les séances de Saint-Denis

Avant d’abjurer devant l’archevêque de Bourges, le roi a été instruit plusieurs jours durant, à Saint-Denis, par les prélats et les docteurs appelés à cet office. L’un d’eux, qui a pris part aux conférences et notamment à la longue séance de vendredi, a bien voulu nous dire sur quels points on a pressé le prince, ce qu’il a concédé et ce qu’il a disputé — et de quelle prudence un homme d’Église doit user quand il s’agit de juger la conscience d’un roi.

Vous avez pris part à l’instruction du roi ces derniers jours. Dans quel esprit l’Église a-t-elle abordé cette tâche ?

Dans un esprit de gravité, et, je l’avoue, non sans appréhension. Il ne s’agissait pas d’un particulier qui revient à l’Église : il s’agissait d’un prince nourri dès l’enfance dans la religion réformée, qui prétend à la couronne d’un royaume très chrétien. On ne pouvait ni le recevoir à la légère, comme si sa seule volonté suffisait, ni le rebuter par des rigueurs qui eussent semblé du dédain. Les prélats ont voulu que l’instruction fût réelle, qu’on lui exposât les articles, qu’on écoutât ses objections et qu’on y répondît. C’est pourquoi les conférences ont duré, et n’ont pas été une simple formalité expédiée en une heure.

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26 juillet 159313 min
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