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Dans la cour du Cheval-Blanc à Fontainebleau, Napoléon fait ses adieux à la Vieille Garde rassemblée en armes ; il étreint le général Petit et le drapeau.

Dans la cour du Cheval-Blanc, l’Empereur fait ses adieux à sa Garde

Œuvre postérieure — Horace Vernet, « Adieux de Napoléon à la garde impériale à Fontainebleau, 20 avril 1814 » (vers 1825), Palais de Versailles — domaine public (Wikimedia Commons).

Hier, à Fontainebleau, l’Empereur a descendu l’escalier en fer-à-cheval pour saluer une dernière fois ses grognards rassemblés avant son départ. Une scène que nul de ceux qui l’ont vue ne paraît près d’oublier.

La rédaction 21 avril 1814 5 min
Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Louis-Charles-Emmanuel de Servières, marquis de Prégilbert, gentilhomme émigré rentré d’exil (personnage-type, non historique)

Entretien | « Vingt-cinq ans que j’attends ce jour » — un gentilhomme émigré rentre dans Paris

Il est de ceux qui prirent la route de l’exil aux premiers orages de la Révolution et qui reviennent aujourd’hui, la cocarde blanche au chapeau, derrière l’entrée de Monsieur. Le marquis de Prégilbert a passé un quart de siècle hors du royaume — Coblence, l’armée de Condé, puis l’Angleterre. Il a suivi le cortège du comte d’Artois le 12 avril et attend maintenant, comme tout son parti, la venue du Roi qu’on dit sur le point de quitter l’Angleterre. Entretien reconstitué, où l’espérance le dispute à la rancune, et la ferveur à la défiance.

Marquis, voici vingt-cinq ans que vous aviez quitté la France. Qu’avez-vous éprouvé en franchissant de nouveau les barrières de Paris ?

Ce que j’ai éprouvé, monsieur, je ne suis pas sûr de savoir le dire. J’étais parti jeune homme, l’épée au côté, croyant m’absenter quelques mois ; je reviens vieilli, les cheveux blancs, après un quart de siècle. Il y a des rues que j’ai reconnues comme on reconnaît un visage aimé qu’on a cru mort. Et d’autres que je n’ai plus retrouvées du tout : des couvents abattus, des hôtels dont on a changé jusqu’au nom, des saints qu’on a descendus des façades. J’ai marché dans une ville qui est la mienne et qui ne l’est plus. Comprenez-moi bien : je ne pleure pas sur des pierres. Je pleure sur ces vingt-cinq années qu’on m’a prises, sur les miens morts loin de leur terre, sur tout ce temps où il a fallu vivre de la charité des cours étrangères en attendant un jour qu’on n’osait plus espérer. Ce jour est venu. Je serais un ingrat de ne songer qu’à ce qu’il m’a coûté.

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20 avril 181415 min

Articles secondaires

État des informations

Cette édition couvre les journées du 13 au 22 avril 1814, du règlement de Fontainebleau aux adieux à la Garde. Elle s’en tient aux termes du traité tels qu’ils sont connus, restitue la teneur et l’émotion de l’allocution sans en citer un verbatim, rapporte les craintes débattues à chaud sans les ériger en présages, et ne préjuge en rien de la suite.

Ce que l’on sait

  • Le traité réglant le sort de l’Empereur a été arrêté à Paris par les plénipotentiaires le 11 avril 1814 et ratifié par Napoléon le 13 avril.
  • L’Empereur renonce à la souveraineté sur la France et l’Italie, mais conserve le titre d’empereur sa vie durant ; l’île d’Elbe lui est attribuée en toute souveraineté, érigée en principauté, avec une garde de quatre cents volontaires.
  • Une rente annuelle de deux millions de francs est prévue sur le Trésor français (un million réversible à l’impératrice) ; Marie-Louise reçoit les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla.
  • Le 20 avril 1814, vers onze heures et demie, l’Empereur a fait ses adieux à la Vieille Garde dans la cour du Cheval-Blanc à Fontainebleau ; il a baisé le drapeau du 1er régiment de grenadiers et étreint le général Petit, puis le convoi a quitté Fontainebleau l’après-midi même sous escorte.

Ce que l’on ignore

  • L’application concrète des clauses : calendrier et modalités du départ pour Elbe, versement effectif des rentes et dotations, entrée en jouissance de Marie-Louise sur ses duchés.
  • Les intentions réelles de l’Empereur déchu une fois retiré dans son île ne sont pas connues et ne sauraient être devinées.
  • L’avenir politique de la France et la forme du gouvernement qui s’y établira.
  • Le texte précis des paroles prononcées le 20 avril : aucune transcription officielle ne circule, et les témoins divergent.

Le contexte

À la fin de mars, les armées coalisées sont entrées dans Paris, et le Sénat a prononcé la déchéance de l’Empereur au début d’avril.

Le traité réglant le sort de l’Empereur a été arrêté à Paris le 11 avril et ratifié par Napoléon le 13 : il conserve son titre, reçoit la souveraineté de l’île d’Elbe et une rente, et le sort de sa famille est réglé.

Le cabinet de Londres, représenté par lord Castlereagh arrivé à Paris le 10 avril, a marqué une réserve sur le choix de l’île, jugée trop voisine du continent.

Le 20 avril, l’Empereur a fait ses adieux à la Vieille Garde dans la cour du Cheval-Blanc, à Fontainebleau, avant de prendre la route du midi sous escorte.

Carte de la journée

  • Paris, barrières du nord et hauteurs · France

    L’arc des hauteurs qui ceignent Paris au nord — de Romainville et Pantin à la butte de Montmartre — fut le théâtre des combats du 30 mars 1814. C’est par les barrières du septentrion que les souverains coalisés sont entrés le 31 mars vers le milieu du jour.

  • Hôtel de la rue Saint-Florentin · France

    Hôtel particulier de M. de Talleyrand, rue Saint-Florentin, où s’est établi le tsar Alexandre Ier dès le 31 mars 1814 et où se tiennent les conférences des puissances sur le sort du royaume.

  • Sénat conservateur, palais du Luxembourg · France

    Siège du Sénat conservateur, qui institua le 1er avril 1814 un gouvernement provisoire présidé par Talleyrand, puis prononça les 2 et 3 avril la déchéance de l’Empereur.

  • Château de Fontainebleau, cour du Cheval-Blanc · France

    Résidence où l’Empereur s’est replié après la chute de Paris ; il y signa ses actes d’abdication et, le 20 avril 1814, fit ses adieux à la Vieille Garde dans la cour du Cheval-Blanc, au pied du grand escalier en fer-à-cheval.

  • Essonnes, position avancée du 6e corps · France

    Position avancée au sud de Paris où s’était replié le 6e corps du maréchal Marmont. Dans la nuit du 4 au 5 avril 1814, ces troupes traversèrent l’Essonne et rejoignirent les lignes alliées, privant Fontainebleau de sa réserve.

Infographie

Les quarante-huit heures décisives, du 30 mars au 2 avril

Repères de rédaction pour suivre la bascule : l’assaut des hauteurs, la capitulation militaire de la ville, l’entrée des Coalisés, puis les premiers actes politiques. On s’arrête au 2 avril ; rien au-delà n’est ici présupposé.

Forces sous les murs env. 40 000 c. env. 100 000

Les corps de Marmont et Mortier, renforcés de la garde nationale et des élèves des écoles, face à des armées coalisées trois ou quatre fois plus nombreuses.

Capitulation env. 2 h, le 31 mars

Convention de place signée à un cabaret de La Villette par les colonels Fabvier et Denys face aux comtes Orlov et Paar : reddition militaire, non politique.

Entrée des Coalisés milieu du jour, 31 mars

Par les barrières du nord, Alexandre Ier en tête, avec Frédéric-Guillaume III et Schwarzenberg.

Gouvernement provisoire 1er avril

Institué par le Sénat, présidé par Talleyrand ; la déchéance suit les 2 et 3 avril.

Confirmé

L’assaut des hauteurs

Combats de Romainville et Pantin à Belleville ; la butte de Montmartre est emportée vers dix-huit heures. Marmont demande la suspension du feu en soirée.

Confirmé

La capitulation signée

Vers deux heures du matin, à La Villette, la convention livre la ville et règle l’évacuation des troupes françaises.

Confirmé

L’entrée des souverains

Les Coalisés prennent les barrières au matin ; les souverains entrent vers le milieu du jour. Le tsar se loge rue Saint-Florentin.

Confirmé

Le gouvernement provisoire

Le Sénat institue un gouvernement provisoire de cinq membres, présidé par Talleyrand.

Confirmé

La déchéance prononcée

Le Sénat prononce la déchéance de l’Empereur et de sa maison ; les motifs seront arrêtés le 3 et publiés au Moniteur du 4.

La capitulation du 31 mars est une reddition de place, militaire : elle livre la ville, elle ne dispose ni du gouvernement ni de la couronne.

Les chiffres de forces et de pertes sont des ordres de grandeur rapportés à chaud, non des totaux arrêtés.

On s’en tient au connaissable jusqu’au 2 avril : ces journées ne préjugent en rien du régime à venir ni du sort de l’Empereur.

Infographie

Renoncer en trois actes : du 4 au 11 avril

Trois actes distincts, à ne pas confondre : l’abdication conditionnelle du 4 avril, l’abdication sans condition du 6, puis le règlement du 11 qui en fixe les conditions. Pédagogie d’une semaine où une couronne a glissé des mains d’une maison.

4 avril sous condition

Abdication en faveur du roi de Rome, avec régence de Marie-Louise, sous réserve de reconnaissance par les puissances. L’Empire pouvait survivre à l’Empereur.

6 avril sans condition

Après la défection du 6e corps à Essonnes, renonciation entière, pour lui et ses héritiers, aux trônes de France et d’Italie. Le nom du roi de Rome disparaît de l’acte.

11 avril le règlement

Traité arrêté à Paris par les plénipotentiaires : statut de l’Empereur, résidence souveraine, sort de la famille et rentes.

Confirmé

L’acte conditionnel

Pressé par ses maréchaux, l’Empereur abdique en faveur de son fils ; Caulaincourt, Ney et Macdonald portent l’offre au tsar.

Rapporté

Essonnes

Le 6e corps de Marmont traverse l’Essonne et passe aux Alliés, sous le commandement effectif de Souham : la régence perd son appui.

Confirmé

L’acte sans réserve

L’Empereur signe une renonciation entière, ne stipulant plus rien en faveur de son fils.

Confirmé

Le traité

Les plénipotentiaires arrêtent à Paris les conditions du retrait de l’Empereur ; la ratification suivra.

On distingue trois actes — sans jamais qualifier l’acte du 4 avril de « première » abdication : l’avenir n’est pas connu à cette date.

La défection d’Essonnes est rapportée à chaud ; les mobiles du maréchal de Raguse demeurent débattus, non tranchés.

Le sort des personnes (Empereur, roi de Rome, Marie-Louise) n’est pas fixé tant que le règlement n’est pas arrêté.

Analyse

Opinion

Les acteurs du moment

France

Napoléon Bonaparte

Empereur des Français, retiré à Fontainebleau

Empereur des Français depuis 1804. Ayant appris à Juvisy la chute de Paris, il s’est replié sur Fontainebleau avec les troupes qui lui restent ; le Sénat a prononcé sa déchéance le 2 avril 1814.

Coalition

Alexandre Ier de Russie

Empereur de Russie, chef des armées coalisées entrées dans Paris

Souverain de toutes les Russies, âme de la coalition qui a marché sur la France. Entré dans Paris le 31 mars à la tête de ses troupes, il s’est établi rue Saint-Florentin, en l’hôtel de M. de Talleyrand, où se tiennent les conférences sur le sort du royaume.

France

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Président du gouvernement provisoire, ci-devant grand chambellan de l’Empire

Ancien évêque d’Autun rallié à toutes les révolutions du temps, ministre des Relations extérieures sous le Directoire puis sous l’Empire, écarté du ministère depuis quelques années. C’est en son hôtel de la rue Saint-Florentin que loge le tsar Alexandre, et c’est lui que le Sénat a placé, le 1er avril, à la tête du gouvernement provisoire.

France

Marie-Louise d’Autriche

Impératrice des Français, mère du roi de Rome

Archiduchesse d’Autriche, épouse de l’Empereur depuis 1810 et mère du jeune prince qu’on nomme le roi de Rome. Certains voient en elle la régente possible, au nom de son fils, si la couronne devait demeurer dans la maison impériale.

Coalition

Frédéric-Guillaume III de Prusse

Roi de Prusse

Roi de Prusse, il a défilé aux côtés d’Alexandre le 31 mars 1814 à l’entrée dans Paris. Figure de second plan auprès du tsar dans les décisions politiques.

Coalition

Karl Philipp zu Schwarzenberg

Généralissime des armées alliées

Commandant en chef des forces de la Sixième Coalition. C’est avec son quartier général qu’a été conclue la convention pour le passage du 6e corps français à Essonnes.

France

Auguste de Marmont, duc de Raguse

Maréchal d’Empire, commandant du 6e corps

Né en 1774 à Châtillon-sur-Seine, compagnon de Bonaparte depuis Toulon (1793). Maréchal depuis 1809, duc de Raguse depuis 1808. Défenseur de Paris le 30 mars 1814 ; son corps d’armée a traversé l’Essonne les 4-5 avril dans des circonstances encore débattues.

France

Joseph Souham

Général de division, 6e corps

Général de division commandant l’une des divisions du 6e corps. Selon les informations disponibles, c’est sous son commandement effectif que les troupes ont traversé l’Essonne dans la nuit du 4 au 5 avril.

France

Armand de Caulaincourt, duc de Vicence

Ministre des Relations extérieures, Grand écuyer de l’Empereur

Diplomate de confiance de Napoléon, ancien ambassadeur en Russie (1807-1811), ministre des Relations extérieures depuis le 20 novembre 1813. Il conduit les négociations avec les Alliés depuis le 4 avril 1814.

France

Michel Ney, maréchal de France

Maréchal d’Empire, plénipotentiaire français

Maréchal d’Empire, désigné avec Caulaincourt et Macdonald pour négocier avec les souverains alliés à Paris à partir du 4 avril 1814.

France

Jacques MacDonald, maréchal de France

Maréchal d’Empire, plénipotentiaire français

Maréchal d’Empire, désigné avec Caulaincourt et Ney pour négocier avec les souverains alliés à Paris à partir du 4 avril 1814.

Indéterminé

Comte Barthélemy

Président de la séance du Sénat conservateur

Sénateur, il préside la séance au cours de laquelle le Sénat conservateur prononce la déchéance de l’Empereur, les 2 et 3 avril 1814.

France

Jean-Martin Petit

Général de brigade, major du 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale

Né à Paris le 22 juillet 1772, fils d’un laboureur normand. Engagé volontaire en 1792, vétéran d’Italie, d’Égypte et d’Allemagne, blessé à Wagram. Baron de l’Empire (1809). Général de brigade depuis juin 1813, major du 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale depuis novembre 1813. C’est lui que l’Empereur a étreint le 20 avril dans la cour du Cheval-Blanc.

France

Henri-Gatien Bertrand

Grand maréchal du Palais

Grand maréchal du Palais, il attend l’Empereur dans la berline et accompagne le convoi au départ de Fontainebleau.

France

Édouard Mortier, duc de Trévise

Maréchal d’Empire, codéfenseur de Paris

Maréchal d’Empire, il a tenu avec Marmont l’arc des hauteurs au nord de Paris le 30 mars 1814, soutenu par la garde nationale et les élèves des écoles, contre des forces très supérieures.

France

Joseph Bonaparte

Frère de l’Empereur, lieutenant général chargé de la défense de Paris

Frère aîné de l’Empereur, à qui était confié le gouvernement de la capitale. Il a quitté son poste des hauteurs et la ville dans la matinée du 30 mars, en pleine bataille, laissant aux maréchaux le soin de traiter.

Sources historiques utilisées

secondary

Bataille de Paris (1814) — encyclopédie Wikipédia

Article « Bataille de Paris (1814) » (Wikipédia FR), consulté pour le déroulé des combats du 30 mars (chute de Montmartre vers 18 h, rôles de Marmont et Mortier), le départ de Joseph Bonaparte de son poste vers 11 h le 30 mars, et la capitulation signée vers 2 h du matin le 31 mars (cabaret de La Villette ; colonels Fabvier et Denys, comtes Orlov et Paar) ainsi que l’ordre de grandeur des pertes.

secondary

L’entrée des souverains coalisés à Paris le 31 mars 1814 (napoleon.org ; M.-P. Rey, « 1814, un tsar à Paris »)

Notices consultées sur napoleon.org et la recension de l’ouvrage de Marie-Pierre Rey pour l’entrée du 31 mars par le nord, l’ordre de marche (Alexandre Ier, Frédéric-Guillaume III, Schwarzenberg), le logement du tsar chez Talleyrand rue Saint-Florentin dès le 31 mars, et la nuance de l’accueil (silence et stupeur dominants, démonstrations royalistes minoritaires).

primary

Déclaration des puissances alliées du 31 mars 1814 (Gallica, BnF)

Texte de la déclaration d’Alexandre Ier au nom des puissances alliées (31 mars 1814) sur Gallica, consulté pour la formule selon laquelle les Alliés ne traiteront plus avec Napoléon Bonaparte ni aucun membre de sa famille.

secondary

Gouvernement provisoire de 1814 — encyclopédie Wikipédia

Institution par le Sénat le 1er avril 1814, présidence de Talleyrand, composition à cinq membres (Talleyrand, Beurnonville, Jaucourt, Dalberg, Montesquiou-Fézensac).

secondary

Déchéance de Napoléon Ier — encyclopédie Wikipédia

Déroulé des 1er-3 avril 1814, présidence de Barthélemy, institution du gouvernement provisoire présidé par Talleyrand, considérants du décret et publication du procès-verbal au Moniteur du 4 avril.

primary

Décret du Sénat portant que Napoléon Bonaparte est déchu du trône (Moniteur universel, 4 avril 1814)

1814

Texte du décret du 3 avril 1814 : verbatim de l’article 1er et énumération des griefs, recoupé via la transcription du procès-verbal (dossier du Sénat ; france-pittoresque.com d’après le Moniteur).

secondary

Abdication de Fontainebleau — encyclopédie Wikipédia

Chronologie : abdication conditionnelle du 4 avril 1814 en faveur du roi de Rome avec régence de Marie-Louise ; mission de Caulaincourt, Ney et Macdonald auprès d’Alexandre Ier ; abdication sans condition du 6 avril, consécutive à la défection du 6e corps de Marmont à Essonnes.

secondary

Napoleonica La Revue (2014) — « 4, 6 et 11 avril 1814 : les actes d’abdication de Napoléon Ier »

2014

Distinction de l’abdication conditionnelle (4 avril, en faveur du fils), de l’abdication sans condition (6 avril, le nom du roi de Rome disparaissant de l’acte) et du règlement du 11 avril. Référence de contrôle pour la pédagogie des trois actes.

secondary

La convention d’Essonnes/Chevilly du 4 avril 1814 (Ville de Chevilly-Larue ; recoupements)

Convention du 4 avril entre Schwarzenberg et Marmont, départ nocturne du 6e corps d’Essonnes sous le commandement effectif de Souham, et effet de la nouvelle sur l’abandon de la régence. Le séquençage horaire précis est donné comme reposant sur des récits à recouper.

secondary

Traité de Fontainebleau (1814) — encyclopédie Wikipédia (FR/EN)

Dates de signature (11 avril) et de ratification (13 avril), titre d’empereur conservé à vie, souveraineté pleine sur l’île d’Elbe érigée en principauté, garde de 400 volontaires, rente de 2 millions de francs (1 million réversible à l’impératrice), duchés de Parme, Plaisance et Guastalla attribués à Marie-Louise, plénipotentiaires alliés (Metternich, Nesselrode, Hardenberg) et français (Caulaincourt, Ney, Macdonald).

secondary

« Napoleon, Elba and the British » (History Today) — napoleon.org

Réserve britannique datable : lord Castlereagh, arrivé à Paris le 10 avril 1814, désapprouve le choix d’Elbe, jugée trop voisine de la France et de l’Italie, et n’engage pas la signature britannique sur ce point. Restituée comme un débat du moment, non comme une anticipation des suites.

secondary

Adieux de Fontainebleau — encyclopédie Wikipédia

Déroulé de la scène du 20 avril 1814 : heure, cour du Cheval-Blanc, escalier en fer-à-cheval, baiser au drapeau du 1er régiment de grenadiers, étreinte au général Petit, départ en berline avec le grand maréchal Bertrand. Le texte « canonique » du discours, issu du Manuscrit de 1814 du baron Fain (publié en 1823), est écarté comme non verbatim.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — séquence « Abdication de Napoléon (avril 1814) », Les Échos du Passé

L’ensemble de la séquence imite la prose et le savoir de journaux parisiens de mars-avril 1814. Chaque édition s’en tient à ce qui est connaissable et recoupable à sa date, maintient les incertitudes telles qu’elles se présentaient, n’introduit aucune information postérieure et ne préjuge ni du sort de l’Empereur ni de l’avenir du gouvernement de la France.