Le contexte
La Grande Armée, forte de quelque 450 000 hommes ayant effectivement franchi le Niémen (sur une armée totale de près de 600 000), a envahi la Russie le 24 juin 1812.
Les armées russes refusèrent la bataille rangée, pratiquant la retraite et la terre brûlée depuis la frontière jusqu'à Moscou.
La bataille de la Moskova (Borodino, 7 septembre) coûta à chaque camp plus de 30 000 hommes ; Moscou fut prise le 14 septembre mais incendiée avant l'entrée des Français.
L'attente d'une paix qui ne vint jamais contraignit Napoléon à évacuer Moscou le 19 octobre. La retraite tourna au désastre : froid, famine, harcèlement russe.
Le passage de la Bérézina (26-28 novembre) fut une catastrophe mais permit de sauver des milliers d'hommes grâce aux pontonniers du général Éblé.
Le 29e Bulletin (publié à Paris le 17 décembre) avoua le désastre. Napoléon rentra aux Tuileries le 19 décembre, laissant le commandement à Murat.