À la une
Vue d’ensemble de la place de la Révolution lors de l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, avec la foule et l’échafaud.

Louis Capet a été exécuté ce matin

Isidore-Stanislas Helman d’après Charles Monnet, Exécution de Louis XVI, 1794 — Bibliothèque nationale de France. Domaine public (Wikimedia Commons).

Le ci-devant roi est monté ce matin sur l’échafaud dressé place de la Révolution. Le couperet est tombé à dix heures vingt-deux. Il a voulu parler au peuple ; les tambours ont couvert sa voix. Récit d’une matinée que la capitale n’avait jamais vue.

La rédaction 21 janvier 1793, 18h00 7 min
Entretien

Le grand entretien du jour

La parole d’un acteur du moment, pour lire la crise depuis l’intérieur.

Un conventionnel girondin partisan de l’appel au peuple (Jean-Baptiste Réaubourg, député d’un département de l’Ouest, composite reconstitué)

Entretien | Un conventionnel girondin au lendemain du rejet de l’appel au peuple : « Nous voulions que ce fût la nation qui frappe, et non un parti »

Partisan de soumettre la peine au peuple, il a vu sa proposition rejetée par l’appel nominal du 15 janvier, puis la mort prononcée contre Louis Capet, puis, la veille encore, le sursis écarté à son tour. L’exécution est attendue pour demain. Il dit son trouble : la peur d’un jugement de parti, le poids du vote où il a fallu se lever pour décider de la vie d’un homme, le précédent de l’Anglais Charles Ier, et ce qu’il en coûte à un républicain de faire mourir au nom de la République. Un long entretien à chaud, quand tout recours est épuisé et qu’il ne reste que l’attente.

Vous avez voté pour l’appel au peuple. Qu’entendiez-vous exactement par là ?

J’entendais ceci, monsieur, et rien de plus : que la sentence rendue contre Louis Capet fût portée devant les assemblées primaires, devant le peuple en ses sections, pour qu’il la ratifiât ou la rejetât. Nous ne demandions pas qu’on rejugeât les faits — la culpabilité, à mes yeux, était établie par les pièces, par l’armoire de fer, par ses tractations. Nous demandions que la peine, qui est la chose la plus grave qu’une assemblée puisse prononcer, reçût le sceau de la nation tout entière. Frapper la tête d’un roi, ce n’est pas un acte ordinaire : il m’a paru qu’un tel acte, pour être inattaquable, devait venir du souverain lui-même, c’est-à-dire du peuple, et non de sept cents hommes réunis dans cette salle.

Lire l’entretien
20 janvier 179317 min

Un garde national du cordon, place de la Révolution (figure composite reconstituée)

Entretien | Sur la place, ce matin-là : « On attendait je ne sais quoi, et il est tombé un grand silence »

Il était de faction dans le cordon, sur la place de la Révolution, ce 21 janvier. Garde national, patriote, il a tenu la ligne, transmis la consigne du silence, entendu les tambours couvrir la voix du condamné, vu le couperet tomber et la tête montrée à la foule. Il dit le froid, l’attente, et surtout ce silence pesant qu’il a contribué à faire et qui l’a saisi lui-même. Pas d’allégresse unanime dans sa bouche, mais un trouble : les uns ont crié « Vive la République ! », d’autres sont restés muets. Un entretien à chaud, deux jours après, avec un homme qui a fait le silence autant qu’il l’a subi.

Où étiez-vous placé, lundi matin, et depuis quand ?

Dans le cordon, monsieur, à quelques pas de la plate-forme, du côté où la foule poussait. On nous avait rassemblés bien avant le jour ; j’étais en faction depuis l’aube, peut-être plus tôt. Il faisait un froid à fendre les pierres, et une brume épaisse sur la place, à n’y voir d’abord que des ombres. Nous étions en nombre, croyez-le : des gardes nationaux, des fédérés, des canonniers, postés aux abords, aux rues, aux ponts. Toute la ville en armes, m’a-t-il semblé. On nous avait dit de tenir la ligne et de ne laisser personne approcher. Nous avons tenu.

Lire l’entretien
23 janvier 1793, 10h0015 min

Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, ancien ministre de la Maison du roi, l’un des trois défenseurs de Louis Capet

Entretien | M. de Malesherbes, défenseur du roi au lendemain du vote de la mort : « J’ai passé ma vie à réclamer des juges impartiaux ; il m’en manque un aujourd’hui »

À soixante et onze ans, l’ancien ministre de la Maison du roi s’est offert de lui-même pour défendre Louis Capet. La nuit dernière, la Convention a prononcé la mort à quelques voix de majorité ; reste à débattre le sursis. Le vieux magistrat reçoit notre correspondant. Il dit l’impossibilité, à ses yeux, d’un jugement où la même assemblée accuse, juge et fait la loi ; il rappelle ce qu’il a vu et entendu auprès du roi ; et il ne cache pas ce qu’il espère encore. Un long entretien avec l’homme qui, des trois défenseurs, est le plus proche du prisonnier du Temple.

Monsieur, vous auriez pu vous tenir à l’écart. Rien ne vous obligeait à cette charge. Pourquoi vous être offert de vous-même pour défendre Louis Capet ?

Rien ne m’y obligeait, en effet, sinon moi-même. J’ai écrit au président de votre assemblée qu’une fois deux fois j’avais été appelé au conseil de celui qui fut mon maître, du temps où il était puissant, et que je ne voyais pas pourquoi je me déroberais aujourd’hui qu’il ne l’est plus. On sert un roi dans sa grandeur ; on peut bien le servir dans son malheur. J’ai dit que, s’il me choisissait pour cette fonction, j’étais prêt à m’y dévouer. Comprenez-moi : je ne me pose pas en héros, cela me ferait sourire. Je suis un vieil homme qui a passé sa vie dans la robe et qui, arrivé au bout, ne veut pas se reprocher d’avoir laissé un accusé sans conseil, fût-ce le plus élevé de tous. La chose m’a paru simple, au fond. Elle l’était.

Lire l’entretien
17 janvier 179315 min

Articles secondaires

Analyse

De l’armoire de fer au verdict : deux mois pour juger un roi

Il aura fallu deux mois à la Convention pour conduire Louis Capet de l’armoire de fer des Tuileries au pied de la tribune où l’on vient d’appeler les députés à la barre, un à un. De la cachette de fer aux trente-trois chefs d’accusation, du premier interrogatoire au plaidoyer de M. Desèze, nous reprenons le fil d’une procédure dont l’ombre de Charles Ier d’Angleterre n’a cessé de hanter les bancs.

19 janvier 1793, 10h009 min
Rétrospective

Du sacre à l’échafaud : dix-huit ans qui ont emporté un roi et son trône

Hier a péri Louis Capet, ci-devant roi des Français. Dix-huit années séparaient cette journée de celle de mai 1774 où, jeune prince de dix-neuf ans, il avait recueilli la couronne. Entre ces deux dates, un règne qui s’était ouvert sur de grandes espérances de réforme et qui s’est défait sous le poids des finances. Retour en arrière, sans rien présumer de demain.

22 janvier 1793, 12h0011 min
Portrait

Portrait | Louis Capet, un roi pris dans une tempête plus grande que lui

Le couperet est tombé hier matin sur la place de la Révolution. Avant que les pamphlets ne se disputent sa mémoire, nous avons voulu regarder l’homme : non le roi du procès, mais ce prince appliqué et pieux que ses proches disaient lent à vouloir, plus heureux à la chasse ou à son établi qu’au conseil. Portrait, sans complaisance ni acharnement, d’un caractère et de ses goûts.

22 janvier 1793, 16h007 min
Rétrospective

Huit siècles de monarchie : la lignée que la Révolution a abattue

Au lendemain du supplice de Louis Capet, on mesure la longueur du fil que la Convention a tranché. D’Hugues Capet, élu il y a plus de huit cents ans, aux Bourbons d’aujourd’hui, c’est une même souche royale qui régnait sur la France. Fresque d’une dynastie — non d’une famille disparue, car les princes de ce sang vivent encore —, abolie par décret le 21 septembre dernier.

23 janvier 1793, 10h009 min
Société

Ceux qu’il laisse au Temple : une veuve, deux enfants, une sœur

Le supplice de Louis Capet laisse derrière lui, dans le vieux donjon du Temple, quatre prisonniers : sa veuve Marie-Antoinette, sa sœur Madame Élisabeth, sa fille et ce jeune garçon, Louis-Charles, que les partisans de la monarchie tiennent déjà pour leur roi. On les avait tenus séparés de lui depuis l’ouverture du procès. Ils l’ont revu une dernière fois l’avant-veille au soir. De ce qui s’est dit alors, la gazette ne sait rien, et se garde de l’inventer.

22 janvier 1793, 15h007 min
Analyse

Analyse | La Montagne victorieuse : Robespierre et Saint-Just, ceux qui voulaient frapper le roi sans le juger

Le camp qui l’a emporté a un visage — deux, plutôt. Le vétéran Robespierre, quatre ans sous les yeux du public, et le météore Saint-Just, vingt-cinq ans, à la tribune depuis dix semaines. Tous deux ont refusé qu’on jugeât Louis en citoyen : il fallait, disaient-ils, le frapper en ennemi. Retour sur deux paroles — le 13 novembre, le 3 décembre — qui ont donné le ton d’un procès dont ils contestaient jusqu’au principe.

20 janvier 1793, 16h0011 min
Analyse

L’Europe et le roi jugé : la guerre aux frontières, les émigrés et la menace des cours

Tandis que la Convention presse le pas vers son arrêt, la France est en guerre à toutes ses frontières, les frères du roi tiennent cour à Coblence et l’on prête aux monarchies d’Europe le dessein de venger l’un des leurs. Nous reprenons, à froid, ce que l’on peut savoir de ce dehors qui pèse sur les bancs — et le débat qu’il y nourrit : condamner le roi liguera-t-il les rois contre nous, ou les fera-t-il reculer ?

20 janvier 1793, 15h009 min
État des informations

Cette édition couvre les journées de janvier 1793, du jugement à l’exécution. Elle s’en tient à ce qui peut être su et débattu à chaud — la Convention a jugé Louis Capet, écarté l’appel au peuple et le sursis, et voté la mort à courte majorité aux comptes divergents —, ne donne pour assuré aucun propos qu’elle ne puisse établir, et ne préjuge en rien des suites.

Ce que l’on sait

  • La Convention, qui a aboli la royauté le 21 septembre 1792, juge l’ancien roi sous le nom de Louis Capet et l’a déclaré coupable le 15 janvier 1793 à une très large majorité.
  • Le même jour, elle a rejeté l’appel au peuple réclamé par les Girondins, par environ deux cent quatre-vingts voix contre plus de quatre cents.
  • À l’issue de l’appel nominal des 16 et 17 janvier, la mort l’a emporté, mais à une majorité étroite dont le chiffre exact est contesté (environ 366 voix proclamées au fauteuil, environ 387 après vérification).
  • Le sursis à l’exécution a été écarté à son tour les 18-19 janvier.
  • Louis Capet a été exécuté le 21 janvier, sur la place de la Révolution, le couperet tombant à dix heures vingt-deux sous la conduite de l’exécuteur Sanson.

Ce que l’on ignore

  • Le nombre exact de voix pour la mort sans condition n’est pas arrêté : les comptes divergent selon le classement des suffrages assortis de la réserve de Mailhe.
  • Les derniers mots du condamné, dans leur entier, ne sont pas connus, les tambours ayant couvert sa voix.
  • Les dispositions des puissances étrangères et les suites de cette journée pour la République ne sont pas connues et ne sauraient être devinées.

Le contexte

Le 10 août 1792, l’insurrection a emporté les Tuileries ; la royauté a été suspendue, puis abolie le 21 septembre par la Convention nationale, qui a proclamé la République le lendemain.

Louis XVI, déchu, est détenu au Temple sous le nom de « Louis Capet » et jugé par la Convention elle-même, qui a décidé le 3 décembre 1792 de s’en faire le tribunal.

La découverte de l’armoire de fer des Tuileries, le 20 novembre 1792, a fourni à l’accusation une masse de correspondances présentées comme la preuve d’un double jeu du roi.

Le précédent de Charles Ier d’Angleterre, jugé et décapité en 1649, est présent à l’esprit de tous les contemporains comme horizon de comparaison.

Carte de la journée

  • Convention nationale, salle du Manège · France

    Siège de la Convention, près des Tuileries, où se sont tenus les longs appels nominaux sur la culpabilité, l’appel au peuple, la peine et le sursis de Louis Capet.

  • Prison du Temple · France

    Vieux donjon où Louis Capet et sa famille étaient détenus depuis le mois d’août. C’est là qu’il a entendu sa dernière messe au matin du 21 janvier avant de partir pour l’échafaud.

  • Place de la Révolution · France

    Vaste place, jadis place Louis XV, où l’échafaud avait été dressé près de l’emplacement de la statue du feu roi. L’exécution y a eu lieu le 21 janvier à dix heures vingt-deux.

Infographie

Comment la Convention a voté le sort de Louis Capet

Repères de rédaction pour suivre quatre scrutins qui auront, en une semaine, conduit un roi déchu de la culpabilité reconnue au couperet. Les chiffres de la peine sont donnés tels qu’on les discute, c’est-à-dire contestés.

Culpabilité quasi unanime

Plus de six cents voix sur quelque sept cent vingt présents le 15 janvier ; sur ce point, l’assemblée ne s’est guère divisée.

Appel au peuple REJETÉ (≈ 280 c. ≈ 420)

La ratification du jugement par les assemblées primaires, réclamée par la Gironde, est écartée le 15 janvier.

Peine de mort courte majorité

Environ 366 voix proclamées au fauteuil, environ 387 au procès-verbal après vérification : la majorité est étroite, le chiffre exact contesté.

Sursis REJETÉ (18-19 janv.)

Le délai à l’exécution, dernier recours, est écarté à son tour ; tous les recours sont dès lors épuisés.

Confirmé

Culpabilité et appel au peuple

Louis est déclaré coupable à une très large majorité ; l’appel au peuple est repoussé (≈ 280 pour, ≈ 420 contre).

Confirmé

L’appel nominal sur la peine

Près de trente-sept heures de scrutin, chacun montant dire son vote à voix haute. La mort l’emporte, à courte majorité.

Incertain

Le décompte contesté

On revérifie les listes : selon qu’on joint ou non les suffrages assortis de la réserve de Mailhe, le compte va d’environ 366 à environ 387.

Confirmé

Le sursis écarté

Mis aux voix, le sursis à l’exécution est rejeté ; il ne reste plus de recours.

Confirmé

L’exécution

Le couperet tombe à dix heures vingt-deux, place de la Révolution.

La formule selon laquelle la mort l’aurait emporté « à une voix » est contestée : elle naît de la manière de classer les votes conditionnels, non d’un compte arrêté.

Les chiffres de la peine sont donnés à chaud (≈ 366 proclamés / ≈ 387 après vérification), comme objet de débat et non comme total définitif.

On s’en tient au connaissable de janvier 1793 : ces scrutins ne préjugent en rien des suites de la Révolution.

Analyse

Analyse

Analyse | La Montagne victorieuse : Robespierre et Saint-Just, ceux qui voulaient frapper le roi sans le juger

Le camp qui l’a emporté a un visage — deux, plutôt. Le vétéran Robespierre, quatre ans sous les yeux du public, et le météore Saint-Just, vingt-cinq ans, à la tribune depuis dix semaines. Tous deux ont refusé qu’on jugeât Louis en citoyen : il fallait, disaient-ils, le frapper en ennemi. Retour sur deux paroles — le 13 novembre, le 3 décembre — qui ont donné le ton d’un procès dont ils contestaient jusqu’au principe.

20 janvier 1793, 16h0011 min
Analyse

L’Europe et le roi jugé : la guerre aux frontières, les émigrés et la menace des cours

Tandis que la Convention presse le pas vers son arrêt, la France est en guerre à toutes ses frontières, les frères du roi tiennent cour à Coblence et l’on prête aux monarchies d’Europe le dessein de venger l’un des leurs. Nous reprenons, à froid, ce que l’on peut savoir de ce dehors qui pèse sur les bancs — et le débat qu’il y nourrit : condamner le roi liguera-t-il les rois contre nous, ou les fera-t-il reculer ?

20 janvier 1793, 15h009 min

Opinion

Les acteurs du moment

Monarchie

Louis Capet

Ci-devant roi des Français, condamné à mort par la Convention

Naguère Louis XVI, roi suspendu le 10 août 1792, la royauté abolie le 21 septembre, jugé par la Convention comme « Louis Capet ». Condamné à mort à l’issue de l’appel nominal, il a été exécuté le 21 janvier sur la place de la Révolution.

Indéterminé

Charles-Henri Sanson

Exécuteur des jugements criminels de Paris

Exécuteur en titre de la capitale, chargé du supplice par la machine à décoller adoptée l’an dernier. C’est lui qui a conduit l’exécution du 21 janvier, assisté de ses aides.

Monarchie

Henri Essex Edgeworth de Firmont

Prêtre, confesseur du condamné

Prêtre d’origine irlandaise, demandé par le condamné pour l’assister à ses derniers moments. Il a dit la messe au Temple au matin et accompagné Louis Capet jusqu’au pied de l’échafaud.

Conseils

Pierre Victurnien Vergniaud

Député de la Gironde, président de séances de la Convention

Orateur girondin réputé pour son éloquence, partisan de l’appel au peuple ; il a présidé plusieurs séances de vote et donné finalement sa voix à la mort.

Conseils

Louis-Philippe Joseph d’Orléans, dit Philippe Égalité

Ci-devant duc d’Orléans, représentant de Paris à la Convention

Cousin de l’accusé, prince du sang rallié à la Révolution sous le nom d’Égalité et élu représentant de Paris. Appelé à son tour, il a voté la mort, déclarant ne consulter que son devoir.

Conseils

Maximilien Robespierre

Député de Paris à la Convention nationale

Figure de la Montagne, il a réclamé le 3 décembre 1792 la mort de Louis sans procès, au nom du salut public.

Conseils

Louis Antoine de Saint-Just

Député de l’Aisne à la Convention nationale

Jeune représentant montagnard, dont le premier discours du 13 novembre 1792 a refusé au roi tout procès ordinaire et donné le ton aux débats.

Conseils

Thomas Paine

Publiciste anglais, député à la Convention nationale

Auteur fameux de la Révolution d’Amérique, élu à la Convention ; ne parlant pas français, il a fait lire le 19 janvier 1793 un plaidoyer contre la peine de mort et pour le bannissement de Louis.

Monarchie

Raymond Desèze

Avocat, défenseur de Louis Capet

Avocat formé au barreau de Bordeaux, désigné le 16 décembre 1792 parmi les défenseurs du roi déchu. C’est lui qui a porté à la tribune de la Convention le plaidoyer du 26 décembre.

Monarchie

Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes

Ancien ministre, défenseur de Louis Capet

Vieillard de soixante et onze ans, ancien ministre de la Maison du roi, qui s’est offert de lui-même par lettre du 11 décembre 1792 pour défendre le roi, sans illusion sur le péril encouru.

Monarchie

François Denis Tronchet

Jurisconsulte, défenseur de Louis Capet

Jurisconsulte de soixante-six ans, ancien député réputé pour sa connaissance du droit ancien, l’un des trois conseils choisis pour la défense, se disant resté étranger à la Cour.

Monarchie

Anne Robert Jacques Turgot

Contrôleur général des finances (1774-1776)

Esprit nourri des idées nouvelles d’économie, appelé au contrôle général dès l’été de 1774. Il affranchit le commerce des grains, puis fit rendre en janvier 1776 les six édits (corvée, jurandes) qui heurtèrent les corps privilégiés ; disgracié en mai 1776.

Monarchie

Jacques Necker

Directeur général des finances (1776-1781, puis rappelé en 1788)

Banquier genevois qui pourvut aux besoins du trésor par l’emprunt plutôt que par l’affrontement des privilèges. On retient de lui le Compte rendu au roi de 1781, premier état public des finances, aux calculs aussitôt contestés ; rappelé en août 1788.

Monarchie

Charles Alexandre de Calonne

Contrôleur général des finances (1783-1787)

Contrôleur général qui multiplia emprunts et dépenses avant de proposer une contribution territoriale frappant toutes les terres. Il fit convoquer l’Assemblée des notables le 22 février 1787, qui la rejeta ; renvoyé en avril, surnommé « Monsieur Déficit ».

Monarchie

Marie-Antoinette d’Autriche

Ci-devant reine, archiduchesse d’Autriche, veuve du condamné

Fille de la maison d’Autriche, épouse de Louis par procuration à Vienne le 19 avril 1770, puis aux noces de Versailles le 16 mai. Mère de plusieurs enfants, dont Louis-Charles. Ses attaches autrichiennes lui ont valu, au fil des années, la défiance d’une partie de l’opinion. Détenue au Temple.

Monarchie

Hugues Capet

Roi des Francs, fondateur de la maison capétienne (987-996)

Duc des Francs élu roi en 987 à la mort de Louis V, au détriment de l’héritier carolingien. De lui descendent, de branche en branche, tous les rois qui régnèrent sur la France jusqu’à l’abolition de la royauté. La date et le lieu exacts de son sacre demeurent incertains.

Monarchie

Henri IV

Premier roi de la maison de Bourbon (avènement en 1589)

Roi de Navarre devenu roi de France en 1589, cousin éloigné des Valois et descendant de Saint Louis. Prince protestant, il abjura à Saint-Denis en 1593 et fut sacré à Chartres en 1594, ouvrant la lignée des Bourbons qui régnait encore l’an dernier.

Monarchie

Louis XIV

Roi de France (1643-1715)

Roi de la maison de Bourbon dont le long règne demeure le symbole de l’apogée de la monarchie absolue : un pouvoir concentré dans la personne du souverain, tenu pour reçu de Dieu et transmis par le sang.

Monarchie

Philippe II Auguste

Roi de France (1180-1223)

Roi capétien qui agrandit fortement le domaine royal aux dépens des Plantagenêts (Normandie, Anjou, Poitou) et défit une coalition à Bouvines le 27 juillet 1214 ; sous lui apparaît le titre de « roi de France ».

Monarchie

Louis IX (Saint Louis)

Roi de France (1226-1270)

Roi croisé, mort devant Tunis le 25 août 1270 et canonisé en 1297. La mémoire populaire lui a attaché l’image du roi rendant la justice sous le chêne de Vincennes.

Monarchie

François Ier

Roi de France (1515-1547)

Roi de la maison de Valois, vainqueur des Suisses à Marignan (13-14 septembre 1515), protecteur des lettres et des arts : il accueillit Léonard de Vinci, fit bâtir Chambord et imposa le français dans les actes par l’ordonnance de 1539.

Garde nationale

Antoine-Joseph Santerre

Commandant général de la garde nationale parisienne

Brasseur du faubourg Saint-Antoine devenu commandant général de la garde nationale de Paris, figure populaire des journées révolutionnaires. C’est lui qui a conduit le dispositif militaire du 21 janvier : il s’est présenté à la tour du Temple au matin pour prendre le condamné et a commandé l’escorte jusqu’à la place de la Révolution.

Indéterminé

Henri Sanson

Aide de l’exécuteur des hautes œuvres de Paris

Fils aîné de Charles-Henri Sanson, né en 1767, formé à la charge familiale d’exécuteur. Il faisait partie des aides présents lors de l’exécution du 21 janvier 1793, sans que la répartition exacte des rôles sur l’échafaud soit établie.

Sources historiques utilisées

secondary

Procès de Louis XVI — encyclopédie Wikipédia

Notice de référence recoupée pour la chronologie des trois questions (15 au 17 janvier 1793), le vote de culpabilité (plus de 600 oui sur ≈721 présents), le rejet de l’appel au peuple (≈286 pour, ≈423 contre), l’appel nominal sur la peine, la décision du 3 décembre 1792 de juger le roi, l’acte d’accusation à trente-trois chefs, le premier interrogatoire du 11 décembre sous Barère, la défense Tronchet-Malesherbes-Desèze et le plaidoyer du 26 décembre.

secondary

Votes sur la mort de Louis XVI — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la divergence des décomptes : ≈361 mort sans condition et ≈26 mort avec sursis possible (amendement Mailhe), total ≈387 ; chiffre de ≈366 proclamé au fauteuil et vérification portant le compte à ≈387 ; durée de l’appel nominal (≈37 heures) et majorité étroite.

secondary

Pierre Victurnien Vergniaud — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour le rôle de Vergniaud (orateur girondin, avocat bordelais, président de la Convention au moment du procès, partisan de l’appel au peuple) et son vote final pour la mort avec restriction touchant le sursis.

secondary

Louis-Philippe Joseph d’Orléans, dit Philippe Égalité — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la qualité de cousin du roi, le nom d’Égalité, le siège à la Convention et le vote pour la mort, accompagné de la déclaration sur le devoir et la souveraineté du peuple.

secondary

Armoire de fer — encyclopédie Wikipédia

Recoupée pour la découverte du 20 novembre 1792 (panneau pivotant, environ 625 pièces, correspondances secrètes), le rôle du ministre Roland averti par le serrurier Gamain, et le soupçon d’un tri préalable des papiers (délai depuis le 10 août, examen hors la présence du roi).

secondary

Raymond de Sèze — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour le défenseur venu de Bordeaux, son adjonction à Tronchet et Malesherbes après le désistement de Target, la notification du 16 décembre 1792, la préparation en quelques jours et le plaidoyer du 26 décembre 1792 (« je cherche parmi vous des juges et je n’y vois que des accusateurs »). Les éléments postérieurs à janvier 1793 ont été écartés comme non connaissables à la date.

secondary

Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’âge (71 ans), l’ancienne charge de ministre de la Maison du roi et la lettre du 11 décembre 1792 par laquelle il s’offrit comme défenseur.

secondary

François Denis Tronchet — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’âge (66 ans), la réputation de jurisconsulte, l’ancien mandat de député et la déclaration de n’avoir jamais eu de relations avec la Cour.

secondary

La référence à l’Angleterre et au procès de Charles Ier pendant le procès de Louis XVI (Annales historiques de la Révolution française / OpenEdition)

Consultée pour établir que le précédent de Charles Ier d’Angleterre (1649) était massivement invoqué par les contemporains de décembre 1792, tour à tour comme autorité légitimant le jugement et comme avertissement (compassion pour le roi tué, crainte d’un nouveau Cromwell, réédition d’écrits sur le procès anglais).

secondary

Exécution de Louis XVI — encyclopédie Wikipédia

Notice de référence recoupée pour le déroulé du 21 janvier 1793 : réveil vers cinq heures, messe d’Edgeworth vers six heures, départ du Temple vers neuf heures, arrivée place de la Révolution vers dix heures et quart, couperet à dix heures vingt-deux, conduite par l’exécuteur Sanson, tambours battus pour couvrir la voix du condamné, présentation de la tête à la foule.

secondary

Henri Essex Edgeworth de Firmont — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’assistance religieuse au condamné et le statut douteux de la phrase « Fils de Saint Louis, montez au ciel » : le confesseur n’en aurait gardé aucun souvenir, d’où son traitement comme propos rapporté et invérifiable.

primary

Discours concernant le jugement de Louis XVI (13 novembre 1792)

Louis Antoine de Saint-Just · 1792

Texte intégral du discours sur Wikisource (Œuvres complètes de Saint-Just, Tome 1, III). Verbatims vérifiés mot pour mot : « On ne peut point régner innocemment : la folie en est trop évidente. Tout roi est un rebelle et un usurpateur. » ; « le roi doit être jugé en ennemi, que nous avons moins à le juger qu’à le combattre » ; « Juger un roi comme un citoyen ! Ce mot étonnera la postérité froide. » ; « Les formes, dans le procès, sont de l’hypocrisie. »

primary

Discours sur le parti à prendre à l’égard de Louis XVI (3 décembre 1792)

Maximilien Robespierre · 1792

Texte intégral du discours sur Wikisource (Œuvres de Robespierre). Verbatims vérifiés mot pour mot : « Louis n’est point un accusé ; vous n’êtes point des juges ; vous n’êtes, vous ne pouvez être que des hommes d’État et les représentants de la nation. » ; « une mesure de salut public à prendre » ; « Louis a été détrôné par ses crimes » ; « le procès du tyran, c’est l’insurrection ; son jugement c’est la chute de sa puissance » ; « Louis doit mourir, parce qu’il faut que la patrie vive » ; « dans le lieu même où sont morts, le 10 août, les généreux martyrs de la liberté ».

primary

Shall Louis XVI be Respited? (lu à la Convention le 19 janvier 1793)

Thomas Paine · 1793

Plaidoyer contre la peine de mort et pour le bannissement, lecture par Bancal et incident Marat vérifiés sur thomaspaine.org et l’article Wikipédia « Thomas Paine ».

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du décompte de l’appel nominal des 16-17 janvier 1793

Les formulations à chaud imitent un média parlementaire du moment. L’étroitesse de la majorité est certaine ; le chiffre exact est donné comme contesté (366 proclamé / 387 après vérification), conformément aux récits ultérieurs qui divergent sur le classement des votes conditionnels et restreints. Le vote sur le sursis n’est pas anticipé.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du procès de Louis Capet (novembre 1792 – janvier 1793)

Le récit suit l’ordre et les formes de la procédure tels qu’on pouvait les connaître à la mi-janvier 1793 ; les propos prêtés (Robespierre, Desèze) sont rapportés dans la teneur publique attestée, sans restitution mot pour mot garantie, et l’issue du vote est laissée ouverte conformément à la date de l’article.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — revue des positions à la tribune

Article de réaction composé pour « Les Échos du Passé ». Les formulations imitent un média parisien de janvier 1793 ; ne sont retenus que des propos publics, tenus en séance et datables, à l’exclusion de tout mémoire postérieur et de toute connaissance de l’issue.

editorial-reconstruction

Note de reconstitution éditoriale — entretien d’un conventionnel girondin

Personnage composite et propos reconstitués, non authentifiés, imitant ce qu’un Girondin partisan de l’appel au peuple pouvait dire le 20 janvier 1793. Chiffres des votes (286/423 le 15 janvier ; mort à faible majorité les 16-17 ; sursis rejeté le 19 ; exécution fixée au 21) croisés sur l’article « Procès de Louis XVI » de Wikipédia. Précédent de Charles Ier d’Angleterre (1649) vérifié de même. L’entretien ne révèle pas les suites de la Révolution.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale de la matinée du 21 janvier 1793

Les scènes et le déroulé horaire sont plausibles mais reconstitués à chaud ; le détail des heures, des gestes et des derniers mots n’est connu que par des récits parfois divergents, et les formulations imitent un média du jour même.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du portrait de Raymond Desèze

Le portrait et les appréciations sur l’homme et son éloquence imitent le ton d’un média du moment ; ils s’appuient sur les faits recoupés ci-dessus et s’abstiennent de tout jugement rétrospectif sur l’issue du procès.

secondary

Louis XVI — encyclopédie Wikipédia

Notice de référence recoupée pour les dates du règne (avènement le 10 mai 1774, sacre à Reims le 11 juin 1775), la naissance (Versailles, 23 août 1754) et le rang de troisième fils du dauphin, l’accession au rang de dauphin en 1765, la succession des contrôleurs des finances, la formation (géographie, histoire, mathématiques, physique, latin et langues vivantes), le goût de la cartographie et de la marine, la piété catholique, la réputation de timidité et d’indécision donnée comme appréciation, la passion de la chasse, le goût de la serrurerie et de la mécanique, le mariage de 1770 (procuration à Vienne le 19 avril, noces à Versailles le 16 mai), l’abolition de la royauté le 21 septembre 1792 et le procès.

secondary

Anne Robert Jacques Turgot — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour le contrôle général (juillet 1774 – mai 1776), la liberté du commerce des grains (édit de septembre 1774), la guerre des farines de 1775, les six édits de janvier 1776 (corvée, jurandes) et les circonstances de la disgrâce.

secondary

Jacques Necker — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la direction des finances (1776-1781), le Compte rendu au roi de 1781 (premier état public des finances) et la controverse sur ses calculs, le financement de la guerre d’Amérique par l’emprunt, et le rappel d’août 1788.

secondary

Charles Alexandre de Calonne — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour le contrôle général (1783-1787), la politique d’emprunts, le plan de contribution territoriale, la convocation de l’Assemblée des notables le 22 février 1787, le renvoi d’avril 1787 et le surnom de « Monsieur Déficit ».

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du bilan du règne, janvier 1793

Le ton et la mise en perspective imitent un journal du moment écrivant au lendemain de l’exécution. Les grands totaux de la dette ne sont donnés que comme ordres de grandeur débattus, et l’enchaînement des causes n’est pas présenté comme une fatalité démontrée.

secondary

Hugues Capet — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’élection de 987 (assemblée de Senlis, 1er juin, après la mort de Louis V le 21 mai) et pour l’incertitude des historiens sur la date et le lieu du sacre (Reims ou Noyon, entre la mi-juin et la mi-juillet 987 ; règne fixé au 3 juillet 987).

secondary

Capétiens — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la continuité dynastique : Capétiens directs (987-1328, dont Philippe Auguste et Saint Louis), Valois à partir de 1328 (Philippe VI), Bourbons à partir de 1589 (Henri IV) — les trois branches descendant d’Hugues Capet.

secondary

Henri IV (roi de France) — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’avènement de 1589, l’abjuration à Saint-Denis en 1593 et le sacre à Chartres en 1594 (Reims étant aux mains de la Ligue), Henri IV étant le premier roi de la maison de Bourbon.

secondary

Proclamation de l’abolition de la royauté — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’abolition de la royauté par la Convention le 21 septembre 1792 et l’ouverture de l’an premier de la République le 22 septembre.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale d’une rétrospective dynastique au 23 janvier 1793

Fresque historique reconstituée à la manière d’un journal du temps, au lendemain de l’exécution de Louis XVI. Les durées et filiations sont factuelles et datées ; le récit se garde de présenter la chute de la monarchie comme un aboutissement nécessaire et signale l’incertitude des sources sur le sacre d’Hugues Capet.

secondary

Louis XVII — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la naissance de Louis-Charles (Versailles, 27 mars 1785) et sa reconnaissance immédiate comme « Louis XVII » par les milieux royalistes et émigrés au lendemain de l’exécution du 21 janvier 1793.

secondary

Marie-Antoinette — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’origine autrichienne, les dates du mariage de 1770 et la naissance des enfants du couple, dont Louis-Charles en 1785.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du portrait de Louis Capet

Portrait composé pour « Les Échos du Passé ». Les formulations imitent un média parisien du 22 janvier 1793 ; elles s’en tiennent aux goûts et au caractère connaissables de l’homme, donnent l’« indécision » pour une réputation contemporaine et non pour un fait, traitent la chronique conjugale avec réserve, et ne portent aucun jugement rétrospectif sur le règne ni sur les suites.

secondary

Hugues Capet — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la mort de Louis V (21 mai 987), l’élection à Senlis (1er juin 987), le sacre incertain (Reims ou Noyon, vers le 3 juillet 987) et l’origine du surnom « Capet » (de la chape d’abbé).

secondary

Philippe II Auguste — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les dates de règne (1180-1223), la reconquête de la Normandie, de l’Anjou et du Poitou sur les Plantagenêts, la victoire de Bouvines le 27 juillet 1214 et l’apparition du titre « roi de France ».

secondary

Louis IX (Saint Louis) — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les dates de règne (1226-1270), les croisades de 1248 (Égypte) et 1270 (Tunis), la mort devant Tunis le 25 août 1270, la canonisation en 1297 et l’image transmise de la justice rendue sous le chêne de Vincennes.

secondary

François Ier (roi de France) — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les dates de règne (1515-1547), la bataille de Marignan (13-14 septembre 1515) contre les Suisses, la venue de Léonard de Vinci, le château de Chambord, les lecteurs royaux et l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 (français dans les actes).

secondary

Henri IV (roi de France) — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’avènement de 1589, l’abjuration de 1593, le sacre à Chartres de 1594 et l’édit de Nantes de 1598 ; le mot de « la poule au pot » est signalé comme tradition d’authenticité douteuse.

secondary

Louis XIV — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les dates de règne (1643-1715) et la figure du Roi-Soleil, tenue pour l’apogée de la monarchie absolue en France.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale d’une galerie de rois au 23 janvier 1793

Galerie reconstituée à la manière d’un journal républicain du temps, en compagnon de la fresque « Huit siècles de monarchie ». Les faits et dates sont recoupés ; le récit distingue le fait avéré (Bouvines, édit de Nantes) de la mémoire transmise (chêne de Vincennes, poule au pot) et se garde de présenter la chute de la monarchie comme un destin écrit.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du dispositif de sécurité du 21 janvier 1793

Reconstitution du quadrillage de Paris et de l’escorte du convoi, à la manière d’un reportage du lendemain. Les effectifs (≈ 80 000 hommes en armes, ≈ 20 000 autour de l’échafaud, ≈ 200 gendarmes à cheval) sont donnés comme ordres de grandeur rapportés par les récits, et non comme des chiffres officiels. L’échauffourée survenue au ralentissement du convoi (quartier de Bonne-Nouvelle, aux environs de la rue de Cléry) n’est connue à chaud que comme une bousculade suivie de quelques morts ou arrestations : aucun meneur n’est identifié ni nommé. Itinéraire (rue du Temple, Grands Boulevards, rue ci-devant Royale dite de la Révolution), carrosse vert de la municipalité, fermeture des barrières et interdiction de circuler en armes recoupés sur l’article « Exécution de Louis XVI » de Wikipédia.

secondary

Guillotine — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la genèse de la machine : avis motivé d’Antoine Louis (« Consultation sur le mode de décollation », 7 mars 1792), construction par Tobias Schmidt, facteur de clavecins établi à Paris (~824 livres, préféré au charpentier Guidon), essais sur cadavres à Bicêtre le 17 avril 1792 en présence de Sanson, premier supplicié Nicolas Jacques Pelletier place de Grève le 25 avril 1792, et le fonctionnement (montants verticaux, couperet lesté dit « mouton », glissières, lunette, bascule, panier). Surnoms « louisette »/« louison » rapportés d’après le nom d’Antoine Louis.

secondary

Joseph-Ignace Guillotin — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la qualité de Guillotin (médecin, député du tiers état de Paris à l’Assemblée constituante), son discours préliminaire du 10 octobre 1789 et sa proposition de réforme pénale du 1er décembre 1789, dont le principe d’égalité des peines, en substance : les délits du même genre seront punis du même genre de peine, quels que soient le rang et l’état du coupable.

secondary

Code pénal de 1791 — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les articles votés à l’automne 1791 : « la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie » et « tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Décret sur le mode de décapitation des 20-25 mars 1792 (vote / promulgation).

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — la machine à décoller et son sens politique (22 janvier 1793)

Explainer composé pour « Les Échos du Passé ». Les formulations imitent un média parisien du 22 janvier 1793 ; la machine y est présentée comme la réforme pénale humanitaire et égalitaire revendiquée par ses promoteurs, et nullement comme un instrument de massacre — cadre inexistant à cette date. L’argument de la « mort instantanée et sans douleur » est donné pour un discours revendiqué, non pour une donnée acquise. Aucune anticipation des usages ultérieurs de la machine.

secondary

Charles-Henri Sanson — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la naissance (Paris, 15 février 1739), la prestation de serment comme exécuteur en titre en 1778 à la suite de son père Charles-Jean-Baptiste, la résidence rue Bleue, l’obtention du rang de citoyen actif en 1791 après protestation contre l’exclusion des exécuteurs du droit de suffrage, la relation avec le facteur Tobias Schmidt et les essais de la machine à Bicêtre en avril 1792, ainsi que la conduite de l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793. Les éléments postérieurs à janvier 1793 ont été écartés comme non connaissables à la date.

secondary

Famille Sanson — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’ancienneté de la charge d’exécuteur des hautes œuvres de Paris dans la famille (succession de Charles Sanson à la fin du XVIIe siècle, sous Louis XIV) et sa transmission héréditaire de père en fils, le statut infâmant de l’exécuteur sous l’Ancien Régime (ostracisme social, proscription du mot « bourreau »), la mort accidentelle de Gabriel Sanson (né 1769, tombé de l’échafaud à l’été 1792) et le rôle d’aide d’Henri Sanson (né 1767), fils aîné présent le 21 janvier.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale du portrait de Charles-Henri Sanson, exécuteur de Paris

Portrait factuel composé pour « Les Échos du Passé » à la manière d’un journal parisien du 23 janvier 1793. Le for intérieur de l’exécuteur est explicitement écarté : on s’interdit toute restitution de ses pensées, qu’aucune source sûre n’atteste, ainsi que toute citation de lui ; les « Mémoires des Sanson » (tardifs et apocryphes) ne sont pas employés. La répartition exacte des rôles sur l’échafaud le 21 janvier, et l’identité de l’aide ayant manœuvré le couperet, ne sont pas tranchées. Faits et dates recoupés sur les notices Wikipédia « Charles-Henri Sanson » et « Famille Sanson ».

editorial-reconstruction

Note de reconstitution éditoriale — entretien d’un garde national de la place de la Révolution

Personnage composite et propos reconstitués, non authentifiés, imitant ce qu’un garde national en faction dans le cordon pouvait voir, entendre et ressentir le 21 janvier 1793. Déroulé et cadre sensoriel (matinée froide et brumeuse, ville en armes, silence imposé, tambours couvrant la voix du condamné sur un ordre attribué à Santerre — d’autres récits l’attribuant à Berruyer —, couperet à dix heures vingt-deux, présentation de la tête, cris « Vive la Nation ! / Vive la République ! / Vive la Liberté ! » et salves) croisés sur l’article « Exécution de Louis XVI » de Wikipédia. Les derniers mots du condamné sont donnés comme rapportés et incertains. Les scènes au pied de l’échafaud (piques, baïonnettes et mouchoirs trempés dans le sang, hommes du bataillon de Marseille) proviennent de récits postérieurs (Mercier, « Le Nouveau Paris » ; Prudhomme) et sont rapportées sous réserve. L’entretien ne révèle pas les suites de la Révolution.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — la famille du condamné au Temple (22 janvier 1793)

Pièce composée pour « Aujourd’hier », à la manière d’un journal parisien du 22 janvier 1793. La scène des adieux du soir du 20 janvier est rapportée par le témoignage du valet Cléry (gestes vus à travers une porte vitrée, sans que les paroles aient pu être entendues) : aucun verbatim des adieux n’est donné pour attesté, les récits ultérieurs divergeant. La qualité de « Louis XVII » prêtée à Louis-Charles est traitée comme un principe des milieux royalistes (l’enfant réputé roi à l’instant de la mort du père) et comme une anticipation de ce que proclameront émigrés et cours étrangères, non comme un fait daté connu à Paris : la latence de l’information est signalée. L’article ne révèle rien du sort ultérieur de la reine, de Madame Élisabeth, de Madame Royale, du dauphin ni du comte de Provence.

primary

Discours sur la peine de mort (30 mai 1791)

Maximilien Robespierre · 1791

Discours prononcé à l’Assemblée constituante pour l’abolition de la peine de mort. Verbatims vérifiés sur Wikisource : « la peine de mort est essentiellement injuste », « d’effacer du code des Français les lois de sang qui commandent des meurtres juridiques », l’exemple des Athéniens apprenant la condamnation à mort de citoyens à Argos, et la conclusion « Je conclus à ce que la peine de mort soit abrogée. »

secondary

Maximilien de Robespierre — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les éléments antérieurs à 1793 : naissance à Arras le 6 mai 1758, études au collège d’Arras puis boursier au collège Louis-le-Grand à Paris, carrière d’avocat au conseil d’Artois, mandat de député du tiers état aux États généraux de 1789, rôle au club des Jacobins, surnom d’« Incorruptible » lié au décret de non-rééligibilité des Constituants du 16 mai 1791 auquel il se soumit, position en faveur de la déchéance (et non de la mort) du roi au lendemain de Varennes (été 1791), opposition à la guerre en 1792, et élection comme représentant de Paris à la Convention en septembre 1792. Les éléments postérieurs à janvier 1793 ont été écartés comme non connaissables à la date.

secondary

Louis Antoine de Saint-Just — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour les éléments antérieurs à 1793 : naissance à Decize le 25 août 1767, enfance à Blérancourt (Aisne), études au collège des Oratoriens de Soissons, lectures (Rousseau, Montesquieu, Cicéron), le poème « Organt » (1789) et l’essai « L’Esprit de la Révolution et de la Constitution de France » (1791), l’élection comme représentant de l’Aisne à la Convention au début de septembre 1792 et son statut de plus jeune membre de l’assemblée. Les éléments postérieurs à janvier 1793 ont été écartés comme non connaissables à la date.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — portrait croisé de Robespierre et Saint-Just à la tribune

Analyse composée pour « Aujourd’hier ». Les formulations imitent un média parisien du 20 janvier 1793 et s’en tiennent à ce qui est connaissable à cette date. L’effet prêté aux discours des 13 novembre et 3 décembre 1792 sur l’issue du vote est donné pour une appréciation d’époque, rapportée et non démontrée, et non pour une causalité établie ; l’ampleur exacte de la majorité est tenue pour contestée. L’analyse ne préjuge en rien des suites, ni du sort des deux hommes.

secondary

Bataille de Valmy — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la canonnade de Valmy le 20 septembre 1792, l’arrêt de l’armée prussienne du duc de Brunswick qui marchait sur Paris et sa retraite qui a suivi.

secondary

Première annexion française des États de Belgique — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la victoire de Jemappes (6 novembre 1792), la prise de Bruxelles (14 novembre), d’Anvers (28 novembre) et de Namur (2 décembre), l’occupation des Pays-Bas autrichiens et la réouverture de l’Escaut à la navigation le 16 novembre 1792, contraire aux intérêts des Provinces-Unies et de l’Angleterre.

secondary

Rattachement de la Savoie à la France (1792) — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour la réunion de la Savoie à la France par décret du 27 novembre 1792, sur rapport de l’abbé Grégoire, et pour l’occupation de Nice à la fin de septembre 1792 (occupation militaire, l’annexion formelle du comté étant postérieure et donc écartée comme non connaissable au 20 janvier).

secondary

Manifeste de Brunswick — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour le manifeste daté du 25 juillet 1792, émis de Coblence au nom du duc de Brunswick, menaçant Paris d’une « exécution militaire » et d’une « subversion totale » en cas d’outrage à la famille royale ; connu à Paris début août (publié dans Le Moniteur le 3 août), son effet radicalisateur, et la paternité discutée du texte (contribution prêtée à des émigrés), rapportée comme incertaine.

secondary

Décret de fraternité — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour le décret de la Convention du 19 novembre 1792 promettant « fraternité et secours à tous les peuples qui voudront recouvrer leur liberté », et sa réception dans les cours étrangères comme un appel à la subversion.

secondary

Armée de Condé — encyclopédie Wikipédia

Notice consultée pour l’émigration à Coblence autour des comtes d’Artois et de Provence dès 1791, l’armée des Princes (ordre de grandeur d’une dizaine de milliers d’hommes, autour de Trèves) et le corps du prince de Condé (environ moitié moindre, à Worms), la dissolution de l’armée des Princes le 24 novembre 1792 et le passage du corps de Condé au service de l’Autriche. Effectifs donnés comme ordres de grandeur.

primary

Discours sur le procès de Louis (1er janvier 1793)

Jacques Pierre Brissot · 1793

Discours imprimé par ordre de la Convention, consulté pour la thèse selon laquelle exécuter le roi serait impolitique et risquerait de souder les monarchies d’Europe contre la République. La teneur est rapportée « en substance », sans citation littérale garantie.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — l’horizon extérieur du procès au 20 janvier 1793

Analyse composée pour « Aujourd’hier » à la manière d’un journal parisien du 20 janvier 1793. Le tableau de la guerre, de l’émigration et des rapports avec les cours s’en tient rigoureusement au connaissable de cette date : la menace émigrée « en armes » est donnée en reflux (armée des Princes dissoute le 24 novembre 1792) et non à son zénith ; les relations avec Londres sont dites « tendues mais non rompues ». Aucune anticipation des suites (renvoi de Chauvelin, déclaration de guerre à l’Angleterre et aux Provinces-Unies, coalition des puissances, annexion formelle de Nice) : elles ne sont pas connaissables au 20 janvier et sont exclues. Le débat « liguer ou intimider » est rapporté sans être tranché.

editorial-reconstruction

Note de reconstitution éditoriale — entretien de M. de Malesherbes

M. de Malesherbes est un personnage réel, non composite. Ses charges (premier président de la Cour des aides, directeur de la Librairie, ministre de la Maison du roi), ses remontrances contre les lettres de cachet et l’arbitraire fiscal, sa protection de fait de l’Encyclopédie, sa lettre du 11 décembre 1792 s’offrant comme défenseur et la parole que le roi lui aurait adressée (« vous exposez votre vie, et vous ne sauverez pas la mienne ») sont documentés. Les répliques de l’entretien ne sont pas des citations d’archive mais une restitution plausible de ses positions attestées. Chiffres et chronologie (culpabilité et appel au peuple les 14-15 janvier ; mort votée à faible majorité dans la nuit du 16 au 17 ; sursis encore à débattre) croisés sur l’article « Procès de Louis XVI » de Wikipédia ; précédent de Charles Ier d’Angleterre (1649) vérifié de même. L’entretien ne révèle rien des suites.

primary

Constitution du 3 septembre 1791, titre III, chap. II, section 1 (art. 2, 5-8)

Libellé exact vérifié sur Wikisource : art. 2 « La personne du roi est inviolable et sacrée » ; art. 5-7, cas où le roi est « censé avoir abdiqué la royauté » (rétractation du serment ; armée dirigée contre la Nation ou non-opposition à une telle entreprise menée en son nom ; sortie du royaume sans retour au terme fixé) ; art. 8 « Après l’abdication expresse ou légale, le roi sera dans la classe des citoyens, et pourra être accusé et jugé comme eux pour les actes postérieurs à son abdication. » La responsabilité des actes du gouvernement pesait sur les ministres par le contreseing.

editorial-reconstruction

Note de reconstitution éditoriale — tribune « Peut-on être à la fois l’accusateur, le juge et la loi ? »

Tribune d’opinion composée pour « Aujourd’hier ». Le signataire, Firmin Lavallée, homme de loi de la section de la Halle-aux-Blés, est un personnage COMPOSITE et fictif — un citoyen ordinaire, ni conventionnel ni publiciste réel ; ses propos sont reconstitués, non authentifiés. L’argumentaire s’appuie sur des textes et faits recoupés (Constitution de 1791, Déclaration de 1789, chronologie du procès, discours de Robespierre du 3 décembre et de Saint-Just du 13 novembre 1792, précédent de Charles Ier), et se tient à l’horizon de savoir de l’après-midi du 17 janvier 1793 : il ne révèle ni la peine, ni le sursis, ni l’exécution à venir.

editorial-reconstruction

Note de reconstitution éditoriale — tribune montagnarde contre l’appel au peuple

Point de vue composé pour « Aujourd’hier ». Le signataire est un personnage composite et reconstitué — un député montagnard anonyme —, et ses propos ne sont pas des citations authentifiées : ils assemblent, en contrepoint de l’entretien girondin de l’appel au peuple, les arguments réellement soutenus par la Montagne (Robespierre, 28 décembre 1792 ; Saint-Just, 13 novembre ; Robespierre, 3 décembre) contre la ratification de la sentence par les assemblées primaires et contre le sursis. Décomptes du 15 janvier (423 contre, 286 pour) et chronologie des votes croisés sur l’article « Procès de Louis XVI » de Wikipédia et le dossier de l’Assemblée nationale ; verbatims de Saint-Just vérifiés sur Wikisource, « Louis doit mourir… » de Robespierre et « exécution militaire » du manifeste de Brunswick de même. La traduction française de la Defensio de Milton, parue en 1792 et invoquée pendant le procès, est attestée. La tribune s’en tient au connaissable du 19 janvier 1793 — le sursis n’est pas encore tranché — et ne révèle rien des suites de la Révolution.

secondary

Histoire de la Révolution française, Livre IX, chapitre 13 (mort de Louis XVI)

Jules Michelet

Récit continu de la dernière journée par l’historien Michelet, transcription propre sur Wikisource. Consulté pour le déroulé du matin (choix de l’abbé Edgeworth de Firmont, réveil à cinq heures, messe, anneau d’alliance remis à Cléry pour la reine, sortie à huit heures vers la troupe, voiture verte, lecture des Psaumes, arrivée « dix heures dix minutes »), la place bordée de canons et cernée de troupes, le roi ôtant lui-même ses vêtements, l’ordre « Taisez-vous ! » aux tambours, la résistance à se laisser lier les mains puis le consentement, les marches raides, la saisie à quatre et les armes trempées dans le sang.

secondary

La Guillotine en 1793, d’après des documents inédits des Archives nationales — l’exécution de Louis XVI

Hector Fleischmann

Étude appuyée sur les Archives nationales, transcription propre sur Wikisource. Consultée pour la matinée de l’exécution : cortège mené au pas, barrières fermées, tentative du baron de Batz rue de Cléry, arrivée et montée à l’échafaud « dix heures vingt-deux minutes », résistance au dévêtissement, mains liées d’un mouchoir par Sanson, « Tambours, taisez-vous ! », « Français, je meurs innocent de tous… », les cinq aides du bourreau, la bascule « dix heures vingt-quatre minutes », la tête promenée et le cri « Vive la République ! », le sang aspergé sur la foule.

secondary

L’exécution de Louis XVI — récit de témoin oculaire (Choses vues)

Victor Hugo

Récit d’un témoin oculaire recueilli dans les « Choses vues » de Victor Hugo, transcription propre sur Wikisource. Consulté pour la topographie de la place (échafaud dressé à quelques pas du piédestal qui portait la statue de Louis XV, entre le piédestal et les Champs-Élysées), la foule immense entourée de quatre lignes d’hommes armés, l’arrivée du roi « vêtu de blanc, le livre des psaumes à la main », la présentation de la tête par Sanson et les « volontaires » trempant baïonnettes, piques et sabres dans le sang.

primary

Histoire parlementaire de la Révolution française, ou Journal des assemblées nationales — tome XXIII

P.-J.-B. Buchez et P.-C. Roux · 1834

Recueil de documents parlementaires contemporains (procès-verbaux de la Convention). Tome XXIII : appel nominal sur la peine (janvier 1793). Passages en prose vérifiés au mot : « L’assemblée est composée de 749 membres. » / « Le nombre restant est de sept cent vingt-un. » (721 votants) ; « Vingt-six pour la mort, en demandant, conformément à la motion de Mailhe, une discussion sur le point de savoir s’il conviendrait à l’intérêt public qu’elle fût ou non différée » ; « Trois cent soixante-un pour la mort. » (361) ; proclamation du président « Je déclare, au nom de la Convention nationale, que la peine qu’elle prononce contre Louis Capet est la mort. » ; « au nombre de deux cent quatre-vingt-un, ont admis la ratification du peuple » (appel au peuple) ; votes nominaux « Vergniaud, la mort. » et « Égalité, la mort. ». Réserve OCR d’époque : les colonnes de chiffres sont abîmées (le total « mort sans condition » se recompose 361 + 26 = 387) ; seules les formes en toutes lettres sont citées.

primary

Déclaration du duc de Brunswick (« manifeste de Brunswick »), 25 juillet 1792

1792

Texte intégral du manifeste (transcription Wikisource, d’après Jomini, Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, t. 2, 1820). Verbatim vérifié : la menace de « livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale » si « il est fait la moindre violence, le moindre outrage à leurs Majestés, le roi, la reine et la famille royale ».