Le contexte
Depuis 1562, le royaume est déchiré par intermittence entre catholiques et réformés ; la Ligue, parti catholique intransigeant, tient Paris et plusieurs grandes villes.
En décembre 1588, à Blois, le roi a fait mettre à mort le duc Henri de Guise et son frère le cardinal, chefs de la Ligue ; la Sorbonne a ensuite prétendu délier les sujets de leur serment de fidélité, et Paris s’est soulevée contre son roi.
Au printemps 1589, au Plessis-lès-Tours, Henri III s’est réconcilié avec Henri de Navarre, son héritier désigné et chef du parti protestant ; les deux armées marchent ensemble sur Paris.
En juillet 1589, l’armée conjointe a pris Pithiviers, Étampes puis Pontoise et campe aux portes de la capitale (Saint-Cloud au nord, Meudon au sud) ; l’assaut général est fixé au petit matin du 2 août.