CroisésRichard Cœur de Lion
Roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine, chef croiséRoi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, guerrier de grande réputation. Il a pris Chypre en chemin et débarque devant Acre le 8 juin 1191 avec une flotte et un matériel de siège qui font pencher la balance. Il conduit la prise de la ville, puis la marche vers le sud ; c'est par al-Adil, frère du sultan, qu'il traite avec le camp adverse.
CroisésPhilippe Auguste
Roi de France, chef croiséRoi de France, débarqué devant Acre le 20 avril 1191, le premier des deux rois. Il dresse les machines et presse le siège, mais tombe malade et, en rivalité avec Richard, rembarque pour la France fin juillet, laissant ses gens sous le duc Hugues de Bourgogne. Son départ pèse sur la suite de la croisade.
CroisésFrédéric Barberousse
Empereur du Saint-Empire, croiséLe plus prestigieux des trois souverains croisés, parti par la voie de terre à la tête d'une grande armée. Il se noie le 10 juin 1190 dans un fleuve de Cilicie, le Saleph ; son armée se disloque de deuil et de faim, et seuls des restes atteignent la Terre sainte. Le rêve d'un secours impérial s'est brisé en route.
CroisésGuy de Lusignan
Roi de Jérusalem, initiateur du siège d'AcreRoi de Jérusalem par son mariage avec la reine Sibylle, vaincu et capturé à Hattin, puis relâché par Saladin. Malgré son serment, il vient mettre le siège devant Acre en août 1189 avec une petite troupe. La mort de Sibylle lui ôte son titre et ouvre une querelle de succession avec Conrad de Montferrat.
CroisésConrad de Montferrat
Défenseur de Tyr, prétendant au trône de JérusalemMarquis italien qui, arrivé à point nommé, a sauvé Tyr de Saladin après Hattin et en a fait le dernier grand refuge des Francs. Habile et populaire auprès des barons d'Outremer, il dispute à Guy de Lusignan la couronne de Jérusalem, avec l'appui du roi de France.
CroisésHugues III de Bourgogne
Duc de Bourgogne, chef du contingent françaisDuc de Bourgogne, laissé à la tête des Français après le départ de Philippe Auguste. Il commande le gros contingent français dans la marche vers le sud et les avancées vers Jérusalem, non sans frictions avec Richard sur la conduite de la guerre.
SarrasinsSaladin
Sultan d'Égypte et de Syrie, chef de l'armée de secoursSalah al-Din, sultan d'Égypte et de Syrie, vainqueur de Hattin et reconquérant de Jérusalem en 1187. Il tient l'armée de secours qui encercle les assiégeants d'Acre, puis harcèle la marche croisée vers le sud. Adversaire redouté, dont on vante déjà, jusque dans le camp franc, la parole et la libéralité.
SarrasinsAl-Adil (Saphadin)
Frère de Saladin, négociateur du camp ayyoubideFrère cadet de Saladin, homme de guerre et de conseil. C'est lui qui mène l'essentiel des pourparlers avec Richard et ses envoyés ; les Latins l'appellent Saphadin. Les tractations passent par lui, jamais par une entrevue des deux rois, qui ne se sont pas rencontrés.
SarrasinsBaha al-Din ibn Shaddad
Juge et conseiller de Saladin, témoin oculaireCadi et proche conseiller de Saladin, présent à son camp. Témoin des combats d'Acre et du massacre des prisonniers d'Ayyadieh, dont il laisse un récit ; il note que des croisés eux-mêmes en furent troublés. Source précieuse mais d'un seul camp, à croiser avec les chroniqueurs latins.
CroisésIsabelle de Jérusalem
Héritière du royaume de JérusalemFille du roi Amaury, elle porte un droit sur la couronne de Jérusalem. Mariée à Conrad de Montferrat, elle incarne la légitimité que se disputent les partis ; veuve, elle est aussitôt remariée à Henri de Champagne, pour que la couronne ne demeure pas sans titulaire.
CroisésHenri de Champagne
Comte de Champagne, neveu des deux roisComte de Champagne, neveu à la fois de Richard et de Philippe Auguste, arrivé en Terre sainte à la tête d'un fort contingent. Après le meurtre de Conrad, les barons de Tyr le portent à la tête du royaume en le mariant à Isabelle.
IndéterminéLes Assassins (Nizârites)
Secte ismaélienne des montagnes de SyrieBranche ismaélienne installée dans des forteresses de montagne, obéissant à un maître que les Latins nomment le Vieux de la Montagne. On leur attribue des meurtres politiques commis par des hommes prêts à mourir ; deux d'entre eux poignardent Conrad à Tyr. Pour qui, et sur l'ordre de qui, nul ne le sait au juste.