CroisésBohémond de Tarente
Chef normand d'Italie du Sud, l'un des barons de la croisadeFils de Robert Guiscard, prince de Tarente, guerrier redouté qui a jadis combattu l'empereur Alexis dans les Balkans. Il conduit la défaite de l'armée de secours de Damas, négocie en secret la reddition d'une tour de la place, entre le premier dans Antioche, et l'on sent son ambition sur la ville.
CroisésRaymond de Saint-Gilles
Comte de Toulouse, chef du contingent provençalLe plus riche et l'un des plus âgés des barons croisés, chef des Provençaux. Il tient le fort de La Mahomerie devant la porte du Pont ; c'est à lui qu'est remise la pointe de fer tenue pour la Sainte Lance, que son camp promeut. Rival déclaré de Bohémond pour la possession d'Antioche.
CroisésAdhémar du Puy
Évêque du Puy, légat du pape à la croisadeÉvêque du Puy-en-Velay, désigné par Urbain II comme légat et chef spirituel de la croisade. Voix de modération dans l'ost, il accueille avec scepticisme la Sainte Lance, disant avoir vu à Constantinople une relique semblable — le doute est ainsi contemporain de la découverte.
CroisésPierre Barthélemy
Pèlerin provençal, visionnaireHomme de condition modeste attaché au contingent provençal. Il affirme que saint André lui est apparu et lui a désigné, sous la cathédrale Saint-Pierre, la lance qui perça le flanc du Christ ; la pointe de fer exhumée le 14-15 juin galvanise l'ost affamé. Sa sincérité est débattue dès l'époque.
CroisésÉtienne de Blois
Comte de Blois, baron croiséBaron de haut rang, un temps porte-parole de l'ost. Jugeant la partie perdue, il quitte l'armée à la veille de la prise, le 2 juin 1098 ; on discutera longtemps de ce départ et de ce qu'il aurait dit à l'empereur des Grecs.
CroisésRobert de Flandre
Comte de Flandre, baron croiséComte de Flandre, l'un des chefs militaires de la croisade. Il combat aux côtés de Bohémond contre l'armée de secours de Damas et se distingue dans les engagements du siège.
SarrasinsYaghi-Siyan
Gouverneur turc d'AntiocheÉmir turc, gouverneur d'Antioche pour les Seldjoukides. Il tient la place durant les sept mois du siège, lance des sorties, appelle les secours de Damas et d'Alep. La ville tombée, il fuit et est capturé puis tué par des chrétiens du pays ; sa tête est portée à Bohémond.
SarrasinsKerbogha
Atabeg de Mossoul, chef de la grande armée de secoursAtabeg (gouverneur militaire) de Mossoul, il rassemble une grande armée pour dégager Antioche. Arrivé trop tard pour sauver la ville, il l'assiège à son tour ; son armée, minée par les rivalités de ses émirs, se débande lors de la sortie croisée du 28 juin.
SarrasinsRidwan d'Alep
Émir seldjoukide d'AlepÉmir d'Alep, il conduit la seconde armée de secours envoyée contre les assiégeants. Le 9 février 1098, coincée entre l'Oronte et le lac d'Antioche, sa troupe est disloquée par la cavalerie croisée.
SarrasinsDuqaq de Damas
Émir seldjoukide de DamasÉmir de Damas, il mène la première armée de secours contre Antioche, repoussée fin décembre 1097 près de Harenc. Rallié plus tard à l'armée de Kerbogha, il l'abandonne au moment de la bataille du 28 juin.
SarrasinsShams ad-Daula
Fils de Yaghi-Siyan, défenseur de la citadelleFils du gouverneur Yaghi-Siyan. Après la chute de la ville, il tient la citadelle au sommet du mont Silpius, que les croisés n'ont pu prendre ; elle résiste jusqu'à la déroute de Kerbogha.
ByzantinsTatikios
Général et légat de l'empereur byzantin auprès de la croisadeOfficier de l'empereur Alexis Comnène, il accompagne la croisade comme représentant de Byzance. En février 1098, il quitte le camp d'Antioche et ne revient pas ; son départ, dont le motif reste incertain, nourrit aussitôt la méfiance latine envers les Grecs.
IndéterminéL'homme qui livra la tour
Membre de la garnison d'Antioche (identité incertaine)Un homme de la garnison livra de nuit une tour du rempart sud, ouvrant la ville à Bohémond. Son nom (souvent donné comme « Firouz »), sa religion (arménien ? converti ?) et son mobile (or promis, vengeance, calcul ?) varient selon les sources et ne sont pas établis.